14 Juillet à Wallis et Futuna: pas de concours de danses cette année.

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14 juillet
14 juillet devant le palais royal de Wallis
Le Comité des Fêtes de Wallis, en accord avec la nouvelle chefferie du roi d'Uvea Lavelua Takumasiva Aisake Patalione Kanimoa, a décidé de maintenir les danses traditionnelles programmées chaque année la veille des festivités du 14 juillet mais d'annuler le concours de danses.
Le comité des fêtes a pris acte de l'impossibilité d'organiser le concours de danses traditionnelles cette année car la nouvelle chefferie n'a été officialisée que début juin.
Cette décision a été difficile à prendre quand on sait que le concours de danses traditionnelles est la quintessence de ces festivités.
C’est durant cette épreuve que s’illustre le patriotisme de chaque Wallisien. Chacun voulant défendre les couleurs de son district.

Les  groupes de danses sont habituellement examinés par un jury selon plusieurs critères : la danse en groupe, les tenues des danseurs, la danse individuelle et les chants. Le jury se compose de personnes familières au milieu du spectacle: des compositeurs, des enseignants, d’anciens danseurs… Ils doivent évaluer la qualité de chaque prestation et établir un classement avec à la clé des prix pouvant aller jusqu’à  100 000 francs.  

Cette année donc, les danses traditionnelles opposant les trois districts de Wallis ne feront plus l’objet d’un examen et d’un classement par un jury.


Mutation coutumière


En filigrane de ces changements, les mutations qui ont eu cours dans la vie coutumière de ces  trois derniers mois.
Officialisée début juin, la nouvelle chefferie a estimé qu’il était trop tard pour que chaque district puisse élaborer une chorégraphie et confectionner des costumes en vue du concours de danses.

Le reste des manifestations ne change pas. Les célébrations commenceront la veille de la fête nationale, le 13 juillet avec les prestations inter-districts de danses traditionnelles suivies par  le « TOP » rebaptisé "Teki Teki Faiva" pour promouvoir les "nouveaux talents" et plutôt destiné aux animations plus "occidentales".
A ce choix pratique, le président du Comité  des fêtes Heu Vaha’i TU’ULAKI ajoute une volonté d’innover en privilégiant le côté « festif » de ce grand rendez-vous du 13 Juillet. L’objectif serait de revenir à une vision plus "authentique" de ces prestations traditionnelles et à une fête plus populaire.
En mettant de côté la classification et les récompenses, il s’agit pour le Comité des fêtes de réunir plus de participants dont la motivation principale est de profiter de cet instant culturel.

Que les amateurs de la version originale se rassurent, Heu Vaha’i TU’ULAKI et son comité souhaitent simplement mettre ce nouveau concept à l’essai mais il n’est pas sûr qu’il sera maintenu l’an prochain.
Heu Vaha’i TU’ULAKI a confié  qu’un tirage au sort sera effectué à la fin du spectacle et l’on saura ainsi à l’avance quels villages représenteront chaque district le 13 juillet 2017.


Les Wallisiens de la Grande Guerre


Dans son organisation, le Comité des Fêtes a du prendre en compte le centenaire du premier bataillon du Pacifique auquel ont participé trois jeunes Wallisiens. 
En mémoire de ces trois engagés, les militaires de Nouvelle-Calédonie effectueront un saut en parachute au dessus de la place Sagato Soane le 14 juillet. Les organisateurs des festivités travailleront en collaboration avec les militaires pour sécuriser les lieux afin que tout se déroule sans encombre.
 
Heu TU’ULAKI et son comité sont optimistes, leur plus grand souci étant de « rassembler le plus de monde possible » durant ces festivités.
Les célébrations de cette année promettent de nombreuses surprises, mais le changement ne se fera pas au détriment de la coutume, selon le président du Comité des fêtes de Wallis. 

Les manifestations officielles prévues pour la Fête nationale et la Fête du Territoire auront lieu sur la place royale de Sagato Soane en présence du roi Lavelua Takumasiva Aisake Patalione Kanimoa et des  autorités coutumières et administratives du Territoire.
Une image du palais royal que les Wallisiens n’avaient pas vu depuis la fin du règne du roi Kapeliele FAUPALA il y a deux ans.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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