publicité

Agriculture: une mission pour lutter contre les mouches des fruits

A la demande de la population, la direction des services de l’agriculture de la forêt et de pêche, a mis en place depuis peu des actions de lutte contre les ravageurs des forêts, tels que les mouches des fruits. Parmi ces actions, la venue d’un spécialiste des insectes.

  • A. Laguerra
  • Publié le
Luc Leblanc est entomologiste spécialiste des mouches des fruits. Il est à Wallis depuis le 3 juin. Sa mission, identifier ces petites bêtes qui s’attaquent à plusieurs fruits cultivés tels que les agrumes, les mangues ou les fruits à pain, et diminuer leur population. Pour se faire, il a installé 150 pièges à mouches sur tout Wallis. Ce jeudi matin, il en retire quelques un dans le verger de Afala. 
 

Nous avons placé ces pièges la semaine dernière. Ils contiennent des attractifs qui attirent les mouches, et un insecticide. Regardez là plusieurs mouches sont déjà tombées dedans. 


Les bactéries de ces insectes ne sont pas toxiques pour l’homme, mais à Wallis et Futuna trois espèces de mouche des fruits sont particulièrement dangereuses pour la production fruitière. La bactrocera xanthodes, la bactrocera kirki, et la bactrocera passiflorae.

Seuls la banane, le citron vert et l’ananas sont épargnés. Les prélèvements de Luc devraient déterminer quels sont les fruits les plus infestés, et développer des moyens de lutte pour la population.

La mission a été initiée par le service de l’agriculture, les habitants et les autorités coutumières étant préoccupés par ces ravageurs qui sévissent depuis des années. La DSA a également créer en son sein, une équipe dédiée à la protection des végétaux. Elle compte aussi sur la vigilance des voyageurs.

Jean-François Nosmas, directeur du service de l’agriculture, de la forêt et de la pêche: 
 

Les wallisiens et les futuna voyagent beaucoup. Les gens ici sont des cultivateurs de nature, ils rentrent souvent avec des fruits et des graines. Il faut faire très attention de ne pas intorduire d’autres ravageurs plus virulents. Au mieux éviter de faire rentrer des végétaux, au pire les déclarer.


Effectivement pour l'heure, nos fruits sont infestés à 30%, mais d’autres espèces plus virulentes existent dans les territoires voisins, attention donc à vos importations. 

L’action va être étendue à Futuna. Là bas on s’attaquera au rhinocéros du cocotier. En attendant, une formation sur la fabrication et la pose de pièges sera dispensée par le scientifique, mardi à 7h30 au service de l’agriculture. Elle est ouverte à tous.
 

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play