publicité

Des bouteilles de gaz périmées toujours en vente à Wallis

La nouvelle consignation des bouteilles de gaz à 3500 francs pacifique en plus du prix habituel soulève la problèmatique de la vente de bombonnes périmées. Leur période d'utilisation ne doit pas éxceder 15 ans. A Wallis, il n'existe aucune réglementation.

  • WF la 1ère
  • Publié le , mis à jour le
Depuis ce 1er juin 2018, la société de transport des bouteilles de gaz à Wallis impose un surplus allant de 3500 à 7000xpf ( de29 à 60 euros ) pour une première recharge ou un premier achat. L'entreprise dit vouloir ainsi renouveler son parc de bouteilles de gaz.
La nouvelle a suscité l'indignation des consommateurs. Or cette polémique soulève aussi celle de la mise en vente de bouteilles de gaz périmées dans les commerces.
Et ces produits controversés ne sont pas rares.

La preuve, dans un magasin lambda, nous avons trouvé une bouteille de gaz repeinte, dont la date de fabrication remonte à 1988. Une situation anormale selon Serge Gombert, le chef de la sécurité civile de Wallis et Futuna :

" Parfois, il faut gratter sous un peu la couche de rouille pour lire la date de fabrication. Au bout de 15 ans, il n'est pas conseillé d'utiliser cette bouteille de gaz"


En matière de sécurité, il existe 2 types de contrôles. Il s'agit d'abord d'un test d'étanchéité de la consigne, au niveau de la robinetterie. Il y a ensuite un contrôle de la résistance de l'enveloppe. Serge Gombert explique :

" L'enveloppe ici, est soumise aux aléas du climat, à la rouille quand elle est dehors. Donc cette enveloppe doit être contrôlée par pression hydraulique. On met de l'eau et on vérifie que l'enveloppe résiste. Aujourd'hui on fait uniquement référence au contrôle de fuite ou à la date de fabrication. Au bout de 15 ans il est préférable de sortir la bouteille du marché"


Sur le Territoire, la detection des fuites de gaz est faite par la SWAFEPP (La société Wallisienne et Futunienne d'Entreposage des Produits Petroliers). Si la fuite est avérée, la société dégaze la bouteille puis la perce avant de la rendre à son propriétaire. A part cela, aucune réglementation sur le Territoire. Serge Gombert avertit :

S'il y a un accident, la réglementation qui s'applique en Métropole dit que le responsable c'est le propriétaire des bouteilles. C'est à lui de faire les contrôles"


A Wallis et Futuna, il n'y a aucune réglementation relative aux équipements sous pression. La vigilance du consommateur est de rigueur. 

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play