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Les cérémonies de la Saint-Joseph marquent la coexistence de deux chefferies à Wallis

Deux rois, deux chefferies qui célèbrent à une dizaine de mètre les uns des autres le Saint Patron du district de MUA, Saint-Joseph.Un fait marquant l’histoire d’Uvea, puisque depuis 2016 l’île est divisée et sous une certaine tension.

© WF la 1ère.
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Deux kavas royaux, deux chefferies qui célèbrent côte à côte la Saint-Joseph une première dans l’histoire d’Uvéa.
Deux ans après son intronisation, Le roi Lavelua Takumasiva Aisake, sa chefferie et partisans ont fêté pour la première fois, Saint-Joseph à Mala’efo’ou. Tout un décor exceptionnel de l’intérieure de l’église jusqu’au parvis pour marquer cet événement

Le Faipule Lakalaka, chef du village de Mua, côté chefferie officielle revient sur cette journée:

« Je suis très satisfait, de la messe jusqu’aux cérémonies coutumières, tout s’est bien passé. Et pourtant on avait beaucoup de crainte. Mais on est très content, car on a pu fêté la saint joseph. »


Même scénario devant le falepule’aga. le roi Lavelua Ma’utamakia Vaimua, sa chefferie et leur sujet ont également rendu hommage au saint patron du district.  Deux cérémonies coutumières qui se sont déroulées dans le calme et le respect.
Le Faipule Liufau, le chef du village de Mua, côté chefferie de Vailala, (non reconnue par l'Etat):

« On est tous conscient que maintenant il y a deux rois à Wallis, donc chacun à fêté la saint joseph de son côté. Depuis la semaine dernière on n’arrêtait pas de demander à nos partisans le respect envers les autres, et ils ont suivi nos directives. »


 Une toute autre image de la coutume de nos jours. Une situation qui dure depuis 2016. Mais la plupart souhaite que l’unité et la paix revienne au fenua.

Le Faipule Liufau:

« Nous avons déjà commencé à parler des démarches à suivre pour rétablir la paix, mais nous avons des supérieurs qui doivent prendre une décision. Car il ne s’agit pas seulement d’en parler, il faut agir, et ce n’est pas le travail d’une seule personne, on doit tous se réunir pour échanger et trouver des solutions. »


Le Faipule Lakalaka :« Maintenir l’entente entre les deux chefferies est très importante pour œuvrer ensemble. Mais chacun a sa propre façon de penser et voire les choses. Si d’ici là nous n’avons toujours pas fait la paix, je pense que l’année prochaine, ce sera toujours la même chose ».


Restaurer des relations brisées, le chemin vers le pardon et la paix risque d'être long.

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