Circulation : nomination d'une "Madame sécurité routière"

société wallis
Conseil sécurité
La première réunion du nouveau Conseil avec la nouvelle "Madame sécurité routière"
Un Conseil Territorial de Prévention et de sécurité routière est installé depuis quelques jours. Et une "Madame sécurité routière" nommée. Justice, gendarmerie, santé, travaux publics, ses membres ont comme mission de faire des propositions pour faire baisser le nombre d'accidents.
Plus le parc automobile augmente et plus il se produit des accidents. Une évidence qui pose des questions à Wallis comme à Futuna. Le code de la route Territorial n'a pas encore vraiment intégré cette arrivée de nos îles dans le monde de l'automobile. Le permis de conduire a longtemps été facultatif, les assurances ne sont pas obligatoires ni le port du casque, le port de ceinture -qui a généré une polémique "surréaliste" entre administration supérieure et Assemblée territoriale- obligatoire depuis peu. Et quelques comportements d'automobilistes avec des bébés coincés entre le volant et la conductrice laissent -au moins- songeurs.

Proportionnellement trois fois plus d'accidents qu'en métropole

Le bilan est lourd même s'il n'apparaît pas au premier coup d'oeil. "On sait que le Territoire a une accidentologie faible dans l'absolu mais rapportée au nombre d'habitants et en comparaison avec la métropole on a trois fois plus d'accidents y compris de mortalité" commente Cédric Kari-Herkner, le chef des services du cabinet de la préfecture. Logiquement il conclut : "Cela implique de mener une réflexion pour réduire ces accidents et poser le constat des sujets qui fâchent..."

Pour Savelina Tuifua, la nouvelle déléguée chargée de la prévention "dans ce conseil, on s'occupe de tout le monde. Il y a des comportements qu'il faut changer, il y a l'état du véhicule."

Revoir à terme le Code territorial

Le port du casque, les transports dans les bennes, plusieurs points sont "listés". Et, vieux "serpent de mer" wallisien : "La réflexion doit porter à terme sur l'assurance.des véhicules" développe le chef de cabinet. "Les gens ne se contentent plus du pardon coutumier. Il y a quand même des dégâts matériels, parfois il y a des vies qui sont prises."
Et de conclure en désignant une piste... "La réglementation doit évoluer. Elle est entre les mains de l'Assemblée territoriale. Le préfet dispose de pouvoirs qui sont connus dans le Code territorial de la route pour prendre des mesures au nom de la sécurité. Des mesures provisoires ou qui peuvent durer d'ailleurs. Il est nécéssaire que les gens comprennent que tout cela est fait dans leur intérêt."

Cette première réunion s'est tenue dans les locaux de l'administration supérieure. Sans représentants de la Chefferie ni de l'Assemblée territoriale. Le chemin à parcourir reste encore à défricher...









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