En 10 jours, 35% de la population majeure de Wallis et Futuna a été vaccinée, mais le seuil de l'immunité collective est loin d'être franchi.

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immunité collective

60-70% c'est le seuil fixé pour atteindre l'immunité de groupe ou collective à Wallis et Futuna. Selon le dernier bilan du nombre de vacciné ce dimanche 28 mars, 2 898 ont déjà reçu la première injection du vaccin Moderna. Cela représente 35% de la population majeure sur le territoire.

L’immunité collective, par définition désigne la protection d’une population contre des maladies infectieuses comme la grippe, la rougeole ou encore la covid-19.  Le phénomène casse la chaîne de transmission d'un virus et permet d'éteindre une épidémie, soit en laissant les gens s'exposer au virus, soit en les vaccinants.

Dans le premier cas, la Suède et le premier ministre britanique Boris JONHSON ont choisi cette option. Mais ce concept a révélé ses limites, principalement en terme de mortalité. En laissant les gens être infectés par un virus pour s'immuniser au fur et à mesure, le taux de décès peut être très élevé et contraire à l'éthique, selon l'OMS, organisation mondiale de la santé.

Deuxième proposition, c'est la vaccination. Mais pour y arriver, il faut atteindre un certain seuil. Concernant Wallis et Futuna, le seuil se situe entre 60-70% de la population. Les explications de Youri Keletaona, médecin généraliste militaire. Il répond aux questions de Mirna Kilama :

Docteur Youri Keletaona - Médecin généraliste militaire

En plus de cette campagne de vaccination, les mesures du confinement général ont été appliquées depuis le 09 mars dernier. La levée de ces mesures prévue pour le 06 avril dépendra de l'évolution de l'épidémie et du taux de vaccination. Pour l'heure 35% de la population ont reçu la première dose du vaccin. Le préfet Hervé Jonathan encourage cette dynamique. Sa réaction au micro de Telesia Vaivaikava, Melodie Sione et Lagimaina Hoatau :

Hervé Jonathan - Préfet de Wallis et Futuna

La recherche de l’immunité collective vise aussi à préserver et à protéger les personnes qui ne peuvent se faire vacciner pour des raisons médicales.