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Futuna : apprendre le français et découvrir l'océan sur un va'a

"L'enfant et l'océan" est un programme éducatif destiné à des écoliers de Futuna. Il permet de concilier l'apprentissage du français avec le va'a et la découverte de l'océan. Ce lundi 25 mars, première séance sur la baie de Leava.

  • WF la 1ère
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« l’Enfant et l’Océan », est le nouveau programme mis en place par la DEC, le STJS, l’Union générale sportive de l’enseignement libre (UGSEL) et le club de rame Vaka Moana.Cette inititiative permet à des enfants de CM1/CM2 des écoles de Sausau et de Kolopelu de s’initier au Va’a tout en apprenant en français. L’action se déroule sur 4 semaines, l’école de Sausau le matin et Kolopelu l’après-midi.

Découverte

Vivre sur île telle que Futuna suppose une véritable symbiose avec l'océan. Pourtant, sur la baie de Leava, il faut vérifier l'aptitude des enfants à s'initier au va'a en faisant des tests. Les éducateurs sportifs proposent aux enfants de nager sur 10 mètres ou de faire un saut dans la mer. Une fois ces tests réussis, l'enfant peut commencer son apprentissage. 

Kolotita Seuvea est éducatrice spécialiste des activités nautiques, elle se félicite de cette première journée-test :

« comme c’est tout nouveau pour eux ils sont partis prenants et ils jouent le jeu »

Les enfants sont ensuite repartis dans deux groupes d'activités. Les uns s'initient au va’a tandis que les autres entamment une leçon de français en rapport avec l'océan. 

Apprendre le français en faisant du va'a


L’idée est d’apprendre aux enfants des notions en rapport avec la mer tels que lagon, le cargo ou le kayak. Dans un environnement différent de la salle classe, les échanges moins formels laissent place à des questionnements intéressants. Pas de doutes, les enfants sont plus réceptifs, donc mieux disposés à apprendre. Pierre Blaise, le chef d'antenne du Service Territorial de la Jeunesse et des Sports (STJS) s'est associé au club de rame Vaka Moana, à l'Enseignement Catholique et à l'USGEL pour faire naître ce projet. Il déclare :

« Le constat qu’on a fait avec Edmond, Olivier et Kolo c’est que à Futuna il n'y avait pas d’offre pour les enfants et le paradoxe c’est que les enfants sont proches de la mer. En fait, on ne fait pas en sorte qu’ils puissent habiter la mer. Il y a un intérêt pour que l’enfant soit en symbiose avec son milieu. C’est le grand objectif et le deuxième objectif c’est que peut-être il y aura des rameurs »


Les activités se poursuivent pendant une semaine. Prochain rendez-vous durant la première semaine de juillet.
 

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