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Législative partielle 2018 : Entretien avec Napole Polutele

Jeunesse, Réforme statutaire, Foncier, Transfert de l’exécutif, Desserte inter-îles. Cinq thèmes évoqués ce Mercredi 4 Avril en radio par Napole POLUTELE, le député sortant et candidat à l’élection  législative partielle du 15 avril 2018. 

© Thierry Pambrun
© Thierry Pambrun
  • Par Stéphanie Vili
  • Publié le
Deux candidats s’opposent dans la course vers cette élection législative partielle du 15 avril 2018.
Qui de Sylvain Brial et de Napole Polutele briguera un mandat de député de Wallis et Futuna ? La question déchaîne d’ores et déjà les réactions auprès de la population et sur les réseaux sociaux. Entre fake news et réalité, Wallis et Futuna la 1ère choisit de donner la parole aux candidats, le temps d’un entretien. Ce Mercredi 04 Avril 2018, Napole Polutele était l’invité des matinales radio. Le candidat investi par le groupe UDI et soutenu par la majorité de l’Assemblée Territoriale expose son opinion au sujet de 5 thèmes - parfois épineux - de l’actualité du fenua.

Privilégier l’écoute pour enrayer l’exode de la jeunesse, thème central du programme de Napole Polutele.


L’actualité de cette semaine offre une part belle à la jeunesse notamment, avec le rassemblement diocésain organisé ce Jeudi 05 Avril.
Une initiative du père Soane Malivao saluée par le candidat Polutele. Un « moment de réflexion dans un contexte religieux » dit-il avant d’enchaîner sur le rôle prépondérant des jeunes dans sa campagne : 

« La place de la jeunesse dans le programme politique que je porte est centrale. Force est de constater aujourd’hui que cette force vive nous quitte pour faire des études et finalement vivre ailleurs. »

Pour répondre à cette problématique qui affecte le fenua depuis des décennies, Napole Polutele propose une démarche progressive.

« Sur une première partie c’est à dire un très court terme c’est d’essayer d’organiser des assises de la jeunesse  sur un ou deux jours. Une manière de leur donner la parole pour que les politiques puissent s’en saisir avec l’aide de l’administration et de l’état et mettre en place de véritables projets pour développer des secteurs créateurs d’emplois. » explique t-il.


Oui à une évolution du statut de 1961 qui prenne en compte les spécificités coutumières de Wallis et Futuna


La question de la réforme statutaire a toujours divisé l’opinion publique. Dans son discours, Napole Polutele porte un regard pragmatique sur la question :

«  En 2018 on voit que notre loi statutaire arrive à un point d’essoufflement. On le voit dans les discussions lors des assises des outre-mer, il y a une véritable volonté d’ajuster ou de préciser certains points. La loi statutaire doit évoluer aujourd’hui si on veut s’accorder à la modernisation du monde. » 

L’évolution statutaire est inévitable pour Napole Polutele, c’est même une nécessité, selon ses termes pour « proposer des alternatives d’emplois à nos jeunes ».
Mais attention, ce texte devra :

« Pour reprendre un terme de la Nouvelle-Caledonie - un statut de sui generis. C’est à dire qui est propre à Wallis et Futuna mais qui puisse prendre en compte - je le précise et le martèle - nos aspects de notre coutume et de nos traditions, la protection de notre réforme. »

Sur la gestion du foncier : la mise en place d’un tribunal coutumier


Souvent éludée ou polémique, la question foncière pose de fait celle du développement économique.
En cela, la position du candidat Polutele est claire :

« Je ne pense pas que ce soit un frein. Il était proposé dans la loi statutaire de mettre en place un tribunal coutumier qui puisse gérer les problématiques qui pourraient ressortir de l’utilisation de ce foncier. Aujourd’hui ce n’est pas fait. Je propose donc pourquoi ne pas orienter le travail sur la mise en place de ce tribunal coutumier de manière à l’ajuster aux différents projets que l’on proposera, avec des entreprises qui viendront travailler sur ce territoire. »


La compétence de l’exécutif doit revenir à l’Assemblée Territoriale


Egalement élu territorial, Napole Polutele partage l’avis de la plupart de ses confrères de l’hémicycle sur le transfert du pouvoir exécutif au Président de l’Assemblée. Cette compétence est pour l’instant détenue par le Préfet.
Pour Napole Polutele il faut que cela évolue. Il déclare

« En tant que candidat aujourd’hui je porte cette réforme là. Si on devait y arriver, moi je serai prêt pour mener cette réforme et pour que les élus aujourd’hui avec la chefferie, avec le conseil du territoire, puissent exercer cette compétence de l’exécutif. »

Desserte Wallis- Futuna : Napole Polutele soutient le projet de liaison maritime.


A l’heure où nous écrivons ces lignes, tous les vols inter-îles ont été annulés depuis 3 jours à cause de la météo.  La question de la desserte aérienne est d’autant plus légitime. Napole Polutele propose une alternative qui a fait la une de l’actualité en mars 2018 :

« Aujourd’hui il y a un projet sur la table d’une desserte maritime par un ferry. Moi je m’inscris totalement dans ce projet là et je m’engage, si je devais continuer ma fonction, à porter ce projet de desserte maritime parce-que je considère que c’est une solution alternative aux problématiques que nous connaissons sur l’aérien ».


L'élection législative partielle se déroulera le 15 avril 2018.

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