La route "dépotoir"

environnement
les décharges sauvages reprennent.
©Leo Vaitanoa
Pochons plastiques, canettes, barquettes, couverts en plastiques, carcasse de voiture et même des cochons en phase de putréfaction,  les déchets s'entassent sur les abords du chemin.
Une route normale vue de loin
©Leo Vaitanoa

Cette route longe toute la côte ouest de l'île. Vue de loin, tout est normal. Mais en la prenant, on remarquera 100m plus loin un premier tas:  des dizaines de sacs poubelle éventrées par les chiens attirés par l'odeur  des barquettes à moitié remplies de têtes de crevettes cuites. Des centaines de canettes en aluminium et des couverts en plastique sont également éparpillés autour. 

 

Des poubelles éventrées et éparpillées par les animaux
©Leo Vaitanoa

50 mètres plus loin, deuxième tas. La même chose, cette fois, le tas semble un peu plus vieux puisque l'odeur y est moins forte.
 
Et sur presque 1 kilomètre, d'autres déchets sont jetés par monticules. Jusqu'à cette carcasse de voiture qui a été poussée sur le côté il y a quelques temps, puisqu'elle a été brûlée en plein milieu de cette même route.
 

carcasse de voiture calcinée
©Leo Vaitanoa

C'est au bout de 10 minutes de trajet, toujours en allant vers le lac Lalolalo, que la nature livre cette dernière scène: un cochon mort déposé à proximité de la route et qui commence à répandre une odeur de chair en décomposition sur un rayon d’un kilomètre.
 

Un cochon en pleine décomposition au bord de la route
©Leo Vaitanoa

A l'heure où l'on parle d'écotaxe, de préservation de l'environnement et de développement du tourisme cette route mène vers les plus beaux sites de l'île.
Il est triste de voir que les actes d'incivilité persistent.