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La télémédecine à Wallis sera opérationnelle à Wallis d'ici 2019

Le désenclavement numérique va permettre l'avènement de la télémédecine. Une méthode prometteuse qui pourrait faire baisser le coût de la santé sur le Territoire et surtout améliorer les soins. Seulement voilà un certains nombre de conditions doivent être remplies pour sa mise en oeuvre. 

© WF la 1ère.
© WF la 1ère.
  • Lotana Moefana
  • Publié le
Comme partout ailleurs, les conditions de mise en œuvre et de prise en charge financière des actes de télémédecine à Wallis et Futuna sont fixées par décret du code de la santé publique de 2010. Il compte des déficiences de l’offre de soins dues à l’insularité et l’enclavement géographique.

Selon Patrick Lambruschini, le directeur adjoint de l'Agence de Santé, le coût  d’installation de la télémédecine à Wallis et Futuna est estimé à 2 millions euros, soit  240 millions de francs. 
 

C’est à peu près le coût total d’une installation de la télémédecine sur le territoire, tout compris, les chariots et les salles de télémédecine, les formations des professionnels de santé mais sans oublier également le paiement du coût de la communication téléphonique, la fibre c’est une chose mais ces ponts entre territoire nécessitent des abonnements et des facturations élevés, c’est le prix de la sécurité et de la qualité de la télémédecine.



La confidentialité des données et la sécurité des échanges sont un des fondements de l’acte médical. Ainsi, la télémédecine nécessite également  une couverture internet de qualité indispensable pour assurer la liaison entre le médecin et le patient et pour une meilleure transmission d’information et d’image. En attendant le déploiement souterrain de la fibre optique sur tout le territoire, l’agence de santé utilisera la connexion 4G qui propose un débit de 20 à 25 mégabit.

Patrick Lambruschini : On considère qu’une télémédecine de qualité se fait avec un minimum de débit de 4 méga régulier, ça veut dire qu’il ne doit pas y avoir de perte de paquets dans le langage informatique et que de point à point, de l’agence vers l’expert , il ne faut pas qu’il y ait une perte de méga. On ne doit pas lésiner sur la qualité du réseau, quand il s’agit de demander à des professionnels médicaux de l’extérieur d’interpréter des images qui doivent leur arriver en qualité pour une meilleure lecture possible des données. Or si ce n’est pas le cas, l’interprétation des images sera erronée et ça sera inacceptable.


Les premiers actes de télémédecine devraient voir le jour à Wallis et Futuna courant 2019, le temps de la commande des équipements et leur implantation à l’agence, et la rédaction des conventions de partenariats. 


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