Le choc de la mort : l'aveu d’une souffrance

société
pare-brise
©cc-by arthur40a
Son fils, Kevin, est mort dans un accident de voiture un soir. Il était parti s’amuser, il n’est jamais rentré. Son père explique sa douleur.

Mon fils est mort 

C’est la souffrance d’un père qui avoue ne pas se remettre après l’annonce de la mort de son fils disparu dans un accident de voiture. Comme tous les parents, à chaque fois que son fils sortait, il attendait son retour. Même si ce fils était déjà grand. Il est mort à 27 ans. Kevin aimait la vie, il aimait s'amuser, le surf, les amis... Face à la montée du nombre des accidents de la route, en Guadeloupe, son père lance un appel aux jeunes : « on sait quand vous sortez. On ne sait pas comment vous allez rentrer. Ni dans quelles conditions. Moi, j’ai perdu mon fils un soir, comme un autre. Il était sorti, on m’a appelé et demandé de venir tout de suite. Lorsque je suis arrivé sur les lieux, je n’ai vu que des girophares. C’est là que j’ai compris que mon fils était mort ».


Toute une vie noire pour une seule nuit blanche

Depuis cette macabre soirée, ce père de famille pense à son fils. Sa femme arrive difficilement à s’en remettre. Il nous confie : « Il y a des jours où l’on a envie de ne rien faire ; d’autres où, au contraire, on veut faire beaucoup, se raccrocher à n’importe quoi… C’est dur ». Et de fondre en larme à l’évocation du magnifique sourire du fils à tout jamais perdu.
La Guadeloupe compte aujourd'hui 24 morts sur les routes, depuis le 1er janvier 2013. 

Regardez le reportage d’Eric Rayapin et de Philippe Grenier :