23,7% de chômage en moyenne dans le département

économie
L'INSEE
Logo de l'Institut national de la statistique et des études économiques ©PHILIPPE HUGUEN / AFP
L'INSEE a présenté les résultats de l'enquête emploi rénové 2014 en Guadeloupe... Avec un constat : le département connaît un chômage de 23,7% en moyenne. 
En 2014, l'enquête révèle que 63,3 % des Guadeloupéens sont actifs. Ce taux est supérieur à celui de la Guyane (59,6 %) et inférieur à celui de la Martinique (65,4 %). Les hommes sont répertoriés plus actifs que les femmes (66,9 % contre 60,3 %). Le faible taux d’activité des moins de 25 ans s’explique principalement par le taux de scolarisation élevé dans cette tranche d’âge. 

En Guadeloupe, le taux de chômage s’élève en moyenne annuelle à 23,7 %. Non seulement, ce taux est largement plus élevé que celui observé dans l'Hexagone (9,9 %), mais il place la Guadeloupe au-dessus de la Guyane (22,3 %) et surtout de la Martinique (19,4 %).
 
Dans notre département, l’âge est un des facteurs les plus discriminants face au chômage. Ainsi, 56,3 % des moins de 25 ans sont au chômage (50,6 % en Martinique et 40 % en Guyane). Comme pour l’activité, la situation des femmes est plus précaire que celle des hommes avec un écart de 3,6 points. 

En Guadeloupe, parmi les 93 100 personnes inactives au sens du BIT(Bureau international du travail), 26,9 % souhaitent trouver un emploi, sans pour autant être considérées comme chômeurs : elles constituent le halo autour du chômage (voir encadré). Si l’on y ajoute les 38 342 chômeurs, la Guadeloupe compte 63 375 personnes sans emploi souhaitant travailler. Un Guadeloupéen souhaitant un emploi se tourne plus vers le chômage que vers l’inactivité, d’où le plus fort taux de chômage observé en Guadeloupe que dans les autres Département Français d'Amérique.
Halo autour du chômage 

La définition et la mesure du chômage est complexe et extrêmement sensible aux critères retenus. En effet, les frontières entre emploi, chômage et inactivité ne sont pas toujours faciles à établir (exemple d'un étudiant qui travaille quelques heures par semaine...).
Le Bureau international du travail (BIT) a cependant fourni une définition stricte du chômage, mais qui ignore certaines interactions qu'il peut y avoir avec l'emploi (travail occasionnel, sous-emploi), ou avec l'inactivité : en effet, certaines personnes souhaitent travailler mais sont « classées » comme inactives, soit parce qu'elles ne sont pas disponibles rapidement pour travailler (deux semaines), soit parce qu'elles ne recherchent pas activement un emploi.
Ces personnes forment ce qu'on appelle un « halo » autour du chômage.
Ce « halo » est calculé par l'Insee à partir de l'enquête Emploi. (INSEE)