Banane : Il faut aider les jeunes agriculteurs à s'installer

agriculture
mouvement ouvrier de la banane
©L. Théatin
Le groupement bananier « Les Producteurs de Guadeloupe » tenait hier après-midi son assemblée générale ordinaire, à Trois-Rivières. L’occasion de faire le bilan de l’année 2014. Le redressement de la production s’est confirmé 
Avec près de 74 000 tonnes, soit une progression de 3 % par rapport à 2013 la production bananière est en augmentation. Cette progression s’explique essentiellement par une hausse du rendement moyen par hectare (donc de la productivité des exploitations). Mais en 2015, la production devrait stagner, selon les prévisions de la SICA. Car certains planteurs ont dû freiner leur développement, ayant déjà dépassé leur « quota » de tonnage couvert par l’aide européenne du POSEI banane (une aide versée en complément du prix de vente).
Francis Lignières, président du groupement LPG

Production bananière 1

 Mais le potentiel de développement va bien au-delà, puisque la profession veut atteindre 100 000 tonnes d’ici à 2020. Or, l’enveloppe européenne versée chaque année au titre du POSEI banane, est prévue pour 77 000 tonnes. L’an dernier déjà, 65 producteurs (soit un tiers des 220 planteurs), ont dépassé leur quota de référence, et ne vont donc pas toucher (sur leur surplus de production) l’aide POSEI de 404 € par tonne. C’est pourquoi le groupement a sollicité la Région, pour qu’elle compense ce manque à gagner. 

Production bananière 2


Le souci, c’est que le complément de prix (de 404 €/tonne) versé par l’Europe aux planteurs (au titre du POSEI banane), est basé sur un volume annuel de 77 000 tonnes maximum (pour la Guadeloupe). C’est pourquoi le groupement a sollicité la Région, pour qu’elle apporte aux producteurs une aide compensatoire sur le supplément de 23 000 tonnes. 
 

Production bananière 3

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