Ouverture de la pêche au lambi

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Lambis 4
Lambis aux Antilles françaises. ©M. Ponet
La saison de la pêche du lambi s’ouvre aujourd’hui et s’achèvera le 31 janvier. Mais le lambi est une espèce protégée. Sa capture est donc très réglementée
Une pêche qui est réservée aux marins-pêcheurs professionnels enrôlés. Elle ne peut d'ailleurs s’effectuer au-delà de 25 mètres de fond. L’utilisation de la bouteille est interdite. Et le poids du mollusque à l’intérieur de la conque ne doit pas être inférieur à 250 grammes. Des restrictions qui feront une nouvelle fois, cette saison, l’objet de contrôles par les services de l’Etat.
Lambis 2 bis
©M. Ponet

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Les consignes de la Préfecture
Les services de l’Etat mobilisés pour faire respecter la réglementation
A la veille de l’ouverture de la pêche au lambi, les services de l’Etat sont mobilisés pour arrêter et sanctionner
les contrevenants à la réglementation en vigueur.
Ce coquillage est en effet une espèce emblématique de la Caraïbe et de la Guadeloupe très apprécié
des consommateurs. On le retrouve d’ailleurs au menu de bon nombre de restaurants.
C’est aussi une espèce protégée dont la pêche est strictement encadrée par l’arrêté n°2002/1249.
La réglementation de la pêche au lambi
Première disposition, la période de pêche du lambi est limitée dans le temps. En Guadeloupe, elle est
ouverte du 1er octobre au 31 janvier. Seconde disposition, cette pêche est réservée aux pêcheurs professionnels
régulièrement déclarés auprès de la direction de la mer. Elle ne peut pas s’effectuer au-delà
de 25 m de fonds et l’utilisation de tout équipement respiratoire n’est pas autorisé.
La pêche aux lambis est interdite aux pêcheurs plaisanciers et à pied, en tous temps et en tous lieux.
D’autres mesures accompagnent ces restrictions. Ainsi, le pavillon du coquillage pêché doit être formé ;
son poids en chair nettoyée ne doit pas être inférieur à 250 g par individu. De plus, il est interdit de présenter
le lambi découpé.
Tout restaurateur ou mareyeur doit pouvoir justifier de la provenance de ses produits de la mer en général,
et des lambis en particulier, en produisant une facture détaillée.Qu’il s’agisse de la pêche illégale du
lambi ou de la détention illégale de ce coquillage les contrevenants s'exposent à des amendes administratives
et pénales pouvant aller jusqu'à 22 500 € et six mois d’emprisonnement.
Le plan régional de contrôle des pêches et des produits de la mer
Ces actions s’inscrivent dans un plan régional de contrôle des pêches maritimes et des produits de la
mer pour la Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélémy. Sous l’autorité du préfet, ce plan fixe les
orientations retenues pour la coordination de l’action des services de l’État : Direction de la mer (DM),
Douane, Gendarmerie, Gendarmerie maritime, Marine Nationale, Parc national de la Guadeloupe
(PNG), Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), Direction de l’agriculture, de l’alimentation
et de la forêt (DAAF), Direction des entreprises, de la consommation, de la concurrence, du
travail et de l’emploi (DIECCTE).
La direction de la mer est chargée du suivi et de la coordination des actions inscrites à ce plan de
contrôle.