Face à face tendu entre les Forces de l'ordre et les militants du Collectif autour du CHUG

sécurité
Face à face devant le CHUG
©J-M. Mavounzy
C'est une mi-journée très agitée qui se vit en ce moment devant le CHUG. Après l'intervention des forces de l'ordre au petit matin pour mettre un terme au piquet de grève la situation est allée en crescendo, les militants ayant décidé de se maintenir devant le Centre hospitalier.

Le boulevard de l'hôpital transformé en scène de combat entre les militants du Collectif et les forces de l'ordre. Un combat tout d'abord à distance. Les militants avaient alors mis en place des barrages devant l'établissement, empêchant toute circulation de part et d'autre de l'entrée du CHUG. 
Peu avant 13h, après un temps d'observation, les hommes des différentes unités des forces de l'ordre se mettent en mouvement. Organisés en ligne droite en face des manifestants, ils avancent progressivement face aux manifestants. Au passage, ils s'emploient à libérer la chaussée des véhicules qui y avaient été renversés  voire même incendiées.

Véhicules
©J-M. Mavounzy


Face à l'avancée vers eux des Forces de l'Ordre; les manifestants élargissent leur champ d'action en montant sur le pont de chauvel pour bloquer la circulation sur la rocade dans les deux sens. Leur mouvement consiste alors à taper avec des pierres sur les structures métalliques de la chaussée afin de faire entendre leur présence et leur intention de se maintenir sur place. 
De fait, pour les Forces de l'Ordre, la libération des accès du CHUG est alors effective. Mais le conflit se déporte sur un axe routier encore plus fréquenté. 

Chauvel
©J-M. Mavounzy

Après un repli du mouvement sur la route de Chauvel, la journée se termine comme elle avait commencé, devant les grilles du CHUG où manifestants et Forces de l'Ordre s'affrontent une nouvelle fois. Les policiers et les gendarmes mobilisés s'attachent à refouler les manifestants hors de l'enceinte de l'établissement.
Ces derniers poursuivent leur action devant l'hôpital. 
Dans la soirée, des actes de dégradations sont signalés en plusieurs endroits de Pointe-à-Pître.

Une journée qui marque donc un regain de la partie active du mouvement social qui dure désormais depuis près de six mois.