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Arnaud Martrenchar, délégué interministériel à la transformation agricole des outremers

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Arnaud Martrenchar, délégué interministériel à la transformation agricole des outremers
Un délégué interministériel à la transformation agricole des outre-mers a été nommé le 18 décembre. Le rôle d’Arnaud Martrenchar : appuyer les actions de l’Etat pour développer une agriculture durable et axée sur l’autonomie alimentaire des territoires ultramarins.
Il existe désormais au sein du gouvernement un « délégué interministériel à la transformation agricole des outre-mers ». Il s’agit d’Arnaud Martrenchar*, jusque-là inspecteur général de la santé publique vétérinaire. Il a été nommé le 18 décembre en Conseil des ministres. La veille, le 17 décembre, un décret instituait ce nouveau délégué interministériel, rattaché aux deux ministères, Agriculture et Outre-Mers. Deux administrations qu’Arnaud Martrenchar* connaît bien, puisqu’il a dirigé les services vétérinaires de Guyane, puis de la Réunion, avant de devenir en 2010 chef du département des politiques agricoles, rurales et maritimes à la délégation générale à l’outre-mer.

Favoriser une agriculture propre

Le haut fonctionnaire a donc désormais la charge d’aider les outre-mers à réussir la transition de leur modèle agricole. Ses missions : coordonner et promouvoir les actions de l’Etat en faveur du développement de la production agricole, afin de favoriser l’autonomie alimentaire de nos territoires ; faciliter l’effort des filières pour développer une agriculture respectueuse de l’environnement et une alimentation saine, durable et de qualité ; et enfin évaluer les politiques publiques et mettre en place des travaux de prospective. Le délégué interministériel peut apporter, à leur demande, un appui aux collectivités territoriales dans l’exercice de leurs compétences en matière agricole.

Restructurer les filières pour nourrir la population

Lors de sa visite aux Antilles, en septembre 2018, le président de la République avait mis en avant cette souveraineté alimentaire, en visitant en Martinique une exploitation dont les sols sont pollués par le chlordécone. L’autonomie alimentaire, avait dit Emmanuel Macron, « suppose d’investir, non pas pour indemniser, mais pour transformer, réorienter les filières agricoles et permettre que tout le monde sur les territoires de Martinique et Guadeloupe, puisse produire une alimentation de qualité ». Question : la nomination d’Arnaud Martrenchar est-elle une réponse du gouvernement au rapport de la commission d’enquête parlementaire, qui demandait notamment que soit nommé un délégué interministériel dédié spécifiquement à la gestion de la crise chlordécone ?* à ne pas confondre avec Nicolas Martrenchard, ancien directeur de cabinet de la préfecture de Guadeloupe
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