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Sainte-Rose de Guadeloupe

cyclisme
Mairie de Sainte-Rose
C'est l'heure de notre traditionnel plongée dans l'histoire de la commune d'arrivée de l'étape du Jour du Tour. Ce mardi 6 août c'est honneur à Sainte-Rose. Elle a eu deux noms avant celui-ci, son occupation remonte au 17ème siècle et c’est la deuxième plus grande commune de Guadeloupe.
 
C’est en juin 1635 que débute son histoire française. Soutenus par la Compagnie des îles d'Amérique, Jean du Plessis d'Ossonville et Charles Liénard de l'Olive, ainsi que plusieurs centaines de colons Français, débarquent à la Pointe Allègre. Ils s’installent à proximité, dans un lieu qu’ils appelleront Grand-Cul-de-Sac. La vie ne sera pas facile pour nos pauvres colons dont nombre périront de maladie ou de faim. Mais ils seront aidés par la population indigène de l’île, d’abord amicale envers eux.

Un attitude amicale non payée en retour

Contre l’avis de d'Ossonville, de l'Olive attaquera ceux-là même qui les avaient aidé à survivre pour leur prendre vivres et femmes. Ce qui donnera lieu à de nombreux massacres. D’Ossonville mourra quelques mois après leur installation et de l’Olive deviendra le premier gouverneur de l’île et restera seul maître à bord jusqu'en 1640.
Massacre d'amérindien
Malgré l’absence de comportement chrétien de la part de ces premiers envahisseurs colons, les noms successifs de la commune sont intimement liés à la religion catholique. La première église du bourg fut celle du Comté de Lohéac, ayant pour patron saint Pierre, qui est le second nom de la ville. Il semble que dans des bois qui entourent l'habitation actuelle du comté, on peut voir les ruines de cette première église.Sainte-Rose obtint son nom lorsque bourg fut transféré à son emplacement actuel (vers 1743), une nouvelle église fut construite et dédiée à Sainte Rose de Lima.

Sur les traces de l’Histoire

Vous aimez marcher des heures avec votre sac à dos par plaisir ? Vous aimez vous entourer d’arbres, d’humidité et de cris étranges d’animaux ?
Non ? Alors ceci n’est pas pour vous. Car parmi nos témoins historiques inhabituels mais pas illogiques se trouve la nature elle-même. Certes, elle ne dira rien mais elle peut permettre à l’imagination de travailler
Pour ce faire, vous trouverez à Sainte-Rose un itinéraire de randonnée habilement nommé trace des contrebandiers. Comme leurs petits camarades de Bouillante, les habitants du nord Grande-Terre aimaient ne pas avoir à payer de taxes et faire aller et venir leurs marchandises de façon illicite.
Mangrove
D’autres sentiers existent également dans cette même commune (le littoral, Saut des Trois Cornes) qui permettront de varier les paysages et les sensations sous le pied. Alors vous aussi, sans vous perdre, sentez-vous comme des contrebandiers ou ce que vous préférez… mais dans le frisson de la plus totale légalité.
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