Chemins de croix confinés devant les écrans

coronavirus
Chemin de Croix à la télé
Vivre sa foi confiné c’est loin d’être impossible, en ce vendredi saint traditionnellement consacré aux chemins de croix, les catholiques de Guadeloupe comme ceux du monde entier ont dû faire le choix des résaux sociaux pour vivre cette étape de leur dévotion et se consacrer malgré tout à la prière.
Il n'y avait pas âme qui vive ce vendredi matin sur les sentiers de la Baie Olive à Saint François. Habituellement, en un tel jour, des Catholiques de toute la Guadeloupe se donnent rendez-vous ici pour vivre ensemble aux aurores leur chemin de croix.
Sentier de la chapelle de la Baie Olive à Saint François
Il n'y en aura pas non plus sur les différents calvaires de l'Archipel. 
Les fidèles eux, ils sont ce vendredi matin devant leurs écrans de télévision, de portable ou d'ordinateur, cherchant ici ou là le chemin de croix qu'ils suivront pour vivre dans une communion virtuelle ce temps fort de la journée. 
Mgr Jean-Yves Riocreux, l'évêque du diocèse est lui-même en direct de l'évêché à partir duquel il propose une méditation sur ce chemin de croix.
Chez eux, les fidèles de toutes les paroisses s'envoient les liens de connexion pour être au rendez-vous. Un retard dans le lancement de l'émission, et tous s'envoient des mots pour comprendre ce qui se passe. Et puis, après quelques minutes, la retransmission commence. Elle réunit alors devant les différents écrans, une communauté à l'échelon du diocèse tout entier, de fait, plus importante que celle que chacun des chemins de croix traditionnels auraient rassemblé sur son parcours.
Chemin de Croix à la télé 2

Face à l’épidémie, les services religieux ont tous été modifiés, et ceux de pâques n’y échapperont pas.
Certes, la tradition pascale est bouleversée avec ce confinement, mais pour le père Jean Hamot , Aumonier au Centre gérontologique du Raizet et de Palais Royal, il faut s’adapter aux circonstances.

Jean Hamot Aumonier du Centre Gérontologique

Et quant aux lieux de cultes habituels, ils sont plongés dans le silence qui prévalait autrefois un jour de vendredi saint. Un silence par lequel un virus universel est venu défié une foi qui se veut universelle et lui a donné comme espace d'expression l'univers sans frontière des réseaux sociaux.

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