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La communauté scolaire s'inquiète des effets des sargasses

Faut-il évacuer les établissements scolaires en bord de mer exposés aux nuisances provoqués par les sargasses ? A Goyave, la décision a été prise. A Petit-Bourg, la question se pose. Pour apprécier la situation, le recteur d'académie, Mostafa Fourar s'est rendu dans une école de Sainte-Anne ce lundi

© Sophie Vingadassalom
© Sophie Vingadassalom
  • Guadeloupe La 1ère
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De plus en plus d'établissements scolaires sont dérangés par la présence des algues sargasses. Si certaines écoles ont été évacuées, la question de la délocalisation d'autres établissements se pose désormais. Ce lundi matin, le recteur de l'académie de Guadeloupe, Mostafa Fourar s'est rendu à Sainte-Anne, pour fait le point avec la communauté scolaire. 

Les écoliers déménagent

Les élèves et le personnel de l’école maternelle de Christophe à Goyave seront accueillis à partir de ce lundi matin dans la maternelle de la ZAC de l’Aiguille, dont les enfants vont être transférés vers l’école du bourg Daniel Oulac-Danican.
Des travaux ont été réalisés depuis vendredi et durant tout le week-end dans ces trois établissements, pour permettre ces délocalisations. Un déménagement décidé par la mairie et le rectorat en raison des nuisances provoquées par les algues sargasses ; l’école de Christophe état située à 50 mètres de la mer. Mais d’autres établissements scolaires dans d’autres communes, vont-ils devoir être évacués eux aussi, à cause de ces algues ? La question se pose en particulier à Petit-Bourg, où sont exposés le lycée, mais surtout le collège et une école maternelle. Le LGT des Droits de l’Homme, situé près de la Pointe à Bacchus, demande aux autorités de prendre des décisions. Les taux d’hydrogène sulfuré relevé par l’ARS, l’Agence régionale de santé, recommandent "un enlèvement immédiat des algues". 

Mostafa Fourar sur le terrain

Le recteur d’académie, Mostafa Fourar, s'est rendu ce matin dans les établissements scolaires de Sainte-Anne, particulièrement touchés, eux aussi, par les nuisances de ces algues brunes. Il a rencontré la communauté éducative et échangé sur les mesures de protection à mettre en place pour les élèves et les personnels.
Dans certaines écoles, les élèves se plaignent de maux de tête, de nausées. Même si, pour l'heure, aucune évacuation n'est prévue, l'ARS a entrepris de poser des capteurs, pour savoir à quels taux de toxicité des algues les élèves sont exposés. Pour  l'instant, de nouvelles évacuations ne sont pas prévues. 


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