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Confrontation entre Lucette Michaux-Chevry et les entrepreneurs mis en cause devant les juges du parquet national financier parisien

justice
Arrivée de LMC au TGI de PàP
E. Stimpfling
Cette nouvelle journée d'audition était consacrée à la confrontation entre Lucette Michaux Chevry et les deux chefs d'entreprise ex co-gégrants d'une société d'aménagement. Plus de 5h d'audition au cours desquelles les positions se sont un peu plus caractérisées
Après les avoir reçus séparément, Serge Tournaire et Bénédicte Depertuy, les deux juges d'instruction du parquet national financier parisien, ont organisé ce matin la confrontation entre Lucette Michaux Chevry, ancienne présidente de la CASBT, et ancien maire de Basse-Terre, et les deux chefs d'entreprises Michel Cau et Guy Doukhan dans le cadre des dossiers A2S et G2R, des affaires de corruption, d'abus de biens sociaux, détournement de fonds publics, faux et usage de faux.

A qui la faute ?

D’un côté, deux ex associés qui reconnaissent avoir bénéficié de marchés publics, pas loin de 10 millions d’euros entre 2011 et 2013, à la condition de savoir se montrer généreux et ouverts à toutes sollicitations.
De l’autre, la présidente démissionnaire de la communauté d’agglomération qui soutient être la victime de généreux donateurs qui l’auraient couverte de cadeaux sans qu’elle en soit informée. Et Lucette Michaux Chevry aurait même avancé qu’elle n’était pas au courant de l’installation d’un nouveau spa ou d’un groupe électrogène à son domicile, sans compter le nouveau carrelage de son carbet.  Et de renvoyer la faute vers Fred Madinecouty, qu’elle aurait présenté aux magistrats comme le gestionnaire de sa villa de Gourbeyre.
Reste à savoir si les déclarations des uns et des autres auront réussi à convaincre les deux magistrats du Parquet National Financier. A ce stade, deux solutions sont possibles, soit les magistrats estiment avoir bouclé le dossier et l’affaire est renvoyée vers le tribunal correctionnel, soit de nouvelles auditions sont nécessaires, comme par exemple celle de Marie-Luce Penchard, au titre des travaux effectuées dans sa permanence électorale. L’actuelle maire de Basse-Terre aurait demandé à être entendue à Paris. Son fils, Alexandre lui, a été placé sous le statut de témoin assisté.
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