Covid-19 : une étude britannique montre l’efficacité du rappel du vaccin

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Omicron
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Le rappel du vaccin anti-Covid serait bel et bien efficace, face à la Covid-19, selon une étude de l’Agence sanitaire britannique. Ceux qui l'ont reçu ont ainsi 88% moins de risque d'être hospitalisés, par rapport aux personnes non vaccinées. Mais sur quelle période ? La question reste posée.

Au fur et à mesure que le variant Omicron se propage, à travers le monde, des études sur sa résistance aux vaccins sont publiées et les données partagées à l’ensemble des Etats.
C’est ainsi qu’une étude anglaise de l’Agence sanitaire britannique démontre l’efficacité du rappel, sur les risques d’hospitalisation.

L’enquête publiée vendredi dernier estime, en effet, que les personnes ayant reçu une troisième dose de vaccin ont 88% moins de risque d’être hospitalisées, par rapport à une personne non vaccinée.

Si l’étude ne précise pas combien de temps dure la protection, elle estime en tous cas que les patients ayant reçu une dose de rappel du vaccin anti-Covid, sont bien davantage prémunis du développement d'une forme grave de la maladie.

Pour cette enquête, les chercheurs, à grands renforts de chiffres, de tableaux et de courbes, se sont penchés uniquement sur des personnes présentant les symptômes de la Covid.
Et ils ont observé qu’au fur et à mesure des doses, l’efficacité de chacune diminue et, plus encore, quand elles sont espacées dans le temps.

L’agence sanitaire britannique explique, de surcroît, que les personnes non vaccinées restent les plus vulnérables, face aux formes graves de la maladie.

La troisième dose (ou dose de rappel), qu’importe le type de vaccin (Pfizer, Astra Zeneca, ou encore Moderna), présente donc des données encourageantes, qui n'avaient pas été jusque-là observées avec le variant Delta. Ce dernier réagissait un peu moins aux vaccins, toujours selon cette étude.

Il s'avèrerait qu'Omicron soit moins virulent que Delta, mais beaucoup plus contagieux.
Aussi, la dose de rappel semble éloigner le risque hospitalisation des sujets malades et symptomatiques.

L’enquête réalisée en Angleterre démontre que 90% des malades hospitalisés en soins intensifs, n’avaient pas reçu cette dose de rappel, voire pas de dose du tout.

Reste à éclaircir un point : pour combien de temps cette efficacité est valable ? C’est la grande inconnue de ce rapport. Il n'y a pas encore de données, ni le recul nécessaire, pour évaluer l’efficacité, dans le temps, de cette dose de rappel, encouragée cependant par tous les Etats.