Décès de Martine Bhiki : Le procès des 3 médecins s'ouvre aujourd'hui

justice
Martine Bhiki et sa famille
Martine Bhiki (à gauche), décédée en 2005. Claudius Bhiki, son époux et leurs enfants Katharina et Riadjy.
3 médecins comparaissent devant le tribunal correctionnel de Basse-Terre. Ils doivent répondre d’homicide involontaire à la suite du décès d’une mère de famille, Martine Bhiki, il y a 13 ans, des suites d’une liposuccion.
 
Une audience 13 ans après les faits ! L’affaire avait défrayé la chronique à l’époque. Martine Bikhi, une femme de 42 ans, mère de deux enfants, est morte à l’hôpital à la suite d’une intervention médicale, à la clinique Tirolien, dans le chef lieu, en janvier 2005. Une opération de liposuccion... Aujourd’hui, 3 médecins vont répondre d’homicide involontaire devant le tribunal correctionnel de Basse-Terre.
 

Une opération banale qui tourne au drame

Le 10 janvier 2005, Martine Bikhi rentre à la clinique pour une banale liposuccion. A peine 700 grammes de graisse qu’elle trouve disgracieux à retirer au niveau du ventre…A la sortie du bloc opératoire son état se dégrade rapidement. Elle tombe dans le coma…5 jours plus tard son cœur lâche….
Un drame que sa famille ne comprend toujours pas… Un brancardier licencié depuis, aurait expliqué à son mari, qu’une fois opérée, la jeune femme serait restée un quart d’heure dans un couloir puis aurait été conduite directement à sa chambre sans passer par la phase salle de réveil, inexistante et pourtant obligatoire. 
 

La famille pointe du doigt la responsabilité des soignants

Martine Bhiki aurait été 30 minutes en arrêt cardio-respiratoire sans les soins adéquats, faute de matériel, avant d’être conduite en réanimation selon plusieurs éléments de l’enquête…. Un délai qui, selon sa famille, lui aurait été fatal…
Les experts médicaux pointent également du doigt, la direction de la clinique et le responsable médical. Pour eux, un choc allergique et des manquements aux règles de suivi des patients, de sécurité ainsi que l’absence de matériel et de personnel adapté auraient conduit à la tragédie. A charge maintenant pour la justice de faire toute la lumière sur ce drame…

A (re) voir le reportage de Franck Aristide :
©guadeloupe