Des élus déplorent le "climat de terreur"

politique
Elus dans la salle de rencontre avec les syndicats
©Claudia Ledezert
Des élus guadeloupéens "déplorent le climat de terreur" dans un communiqué diffusé jeudi soir, alors que la grève générale, émaillée de violences, se poursuit depuis un peu plus d'un mois sur le territoire, à l'appel d'un collectif contre l'obligation vaccinale.

A l'issue d'une réunion jeudi (16 décembre), une cinquantaine d'élus locaux a déclaré "déplorer le climat de terreur actuellement entretenu et dénoncent les atteintes inadmissibles à l'intégrité physique de nombreux professionnels de santé".

Lors de cette réunion, le sénateur Dominique Théophile aurait déclaré que sa maison avait été "saccagée", selon les dires d'un élu local à l'AFP. 
Une source judiciaire confirme qu'une enquête est en cours à ce sujet.
Mercredi, les bureaux du directeur du CHU de la Guadeloupe et son équipe ont été pris pour cible, selon la direction de l'établissement jeudi. "Une demi-douzaine d'hommes portant des masques chirurgicaux" ont lancé "deux gros cailloux" contre la fenêtre du bureau du directeur de l'établissement, Gérard Cotellon, qui y était présent, selon la direction du CHU.
Le bureau du directeur de la communication a aussi été la cible de jets de pierres, selon cette même source. Une plainte été déposée et une enquête est en cours.
Dans un communiqué diffusé jeudi après-midi, la direction du CHU déplore aussi que l'accès principal à l'établissement est "à nouveau entravé par les organisations syndicales qui filtrent l'entrée".
"Les malades accèdent difficilement à l'établissement, les fournisseurs et entreprises extérieurs sont refoulés", déplore encore ce communiqué, déplorant "une situation qui n'a que trop duré".