Des vidéos pour dénoncer le manque de professeurs au DUT M.M.I

éducation
DUT MMI en danger
©J.B.
Le DUT Métiers Multimédias et Internet existe depuis un an et demi. Une formation innovante, dans un cadre agréable avec cependant un problème de taille, le manque d’enseignants. Les étudiants ont décidé de se mobiliser en réalisant des vidéos.
Basé à l’Institut de Saint- Claude, sur le campus du camp Jacob, le DUT M.M.I a pour ambition de former les futurs techniciens et cadres des métiers de l’audiovisuel.
La structure connaît un vrai succès et compte près de 70 étudiants, 1ère et 2e années confondues.
Elle dispose de salles et de matériels mais il y a une ombre au tableau : pas assez de professeurs.


Un poste et demi, et de nombreux retards dans les enseignements

Le retard en terme d’apprentissages est conséquent. L’emploi du temps culmine à 18h hebdomadaires, au lieu du double attendu par les étudiants. Pour l’heure ils doivent compter sur un poste et demi. Un poste occupé toute l’année par un enseignant actuellement en délégation et un demi poste, occupé par un second intervenant depuis décembre et jusqu’à juin.
 

Un pied de nez à la situation

En réponse à leurs difficultés, les étudiants de seconde année ont choisi de se servir de leurs outils de formation et réaliser une vidéo.
Ceux de première année également ont choisi de se mettre en scène pour montrer leur quotidien.
Ils espèrent faire connaître leurs inquiétudes en partageant le fruit de leur travail sur la toile et les différents réseaux sociaux.

 

Répartir efficacement les moyens d’encadrement

Selon Didier Destouches, le vice- président du pôle universitaire de Guadeloupe, les difficultés du DUT MMI mettent le doigt sur un élément clé : il faut « optimiser » les moyens dont disposent les différents pôles, et leur répartition.
L’IUT ayant été crée à moyens constants, le développement de nouvelles filières transforme la question de l’encadrement en véritable casse- tête.
Les choses devraient toutefois changer pour la rentrée prochaine avec un poste de maître de conférences des sciences de l’information et de la communication et un autre poste, dans le cadre de l’aide à la réussite.
 

Pas question de baisser les bras

Les étudiants n’entendent pas en rester là.
Ils envisagent de médiatiser davantage leurs problèmes pour, d’une part obtenir une amélioration pérenne de la situation, surtout pour les promotions à venir, et d’autre part trouver une solution rapide pour rattraper le retard induit par la carence en enseignants.