Donner une seconde vie aux déchets pour protéger l'environnement

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réutilisation de déchets
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A l'initiative de la Région, du Département et de l'ADEME se tient depuis ce matin un séminaire de réflexion sur la « prévention des déchets en Guadeloupe". Une volonté affirmée par tous de mettre le "cap sur le réemploi » pour changer les mentalités face à la gestion des déchets.
Créer des ressourceries et des recycleries, peut-être une piste pour réduire notre production de déchets. La Guadeloupe compte deux ressourceries : une aux Abymes et une autre à Marie-Galante. La Région veut en créer d’autres sur le territoire. Région, Département et ADEME organisent ce mardi, au Centre Rémy Nainsouta, une journée technique sur la prévention des déchets .
Séminaire recyclage des déchets
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Une action soutenue par l'ADEME. Son pôle "Déchets et économie circulaire" fait un travail d'explication et soutien les initiatives sur le terrain. 
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Micheline Bacot y participe. C’est la directrice adjointe de l’APAEI, l’association qui a lancé la ressourcerie de Marie-Galante il y a quatre ans. Elle partagera son expérience au cours de ce séminaire, en expliquant comment fonctionne cette structure qui s’est spécialisée dans la collecte de textile :

Micheline Bacot, directrice adjointe de l’APAEI

Le recyclage, une mission que l'association Kazabrok s'est fixée depuis plusieurs années. Elle a progressivement contribué a donner de nouveaux réflexes au Guadeloupéens qui la visitent. Désormais, on jette pas systématiquement, on emmène à Zazabrok et on peut même y acquérir d'autres objets déposés par d'autres.
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UNE RESSOURCERIE, QU’EST CE QUE C’EST ?

Une ressourcerie est un lieu où sont collectés tous les objets et matériaux dont leurs propriétaires n’ont plus besoin. Elle gère, sur un territoire donné, un centre de récupération, de valorisation, de revente et d’éducation à l’environnement. Son activité est inscrite dans le schéma de gestion des déchets du territoire.

Au quotidien, elle donne priorité à la réduction, au réemploi puis au recyclage des déchets en sensibilisant son public à l’acquisition de comportements respectueux de l’environnement.

La Ressourcerie met en œuvre des modes de collecte des déchets (encombrants,…) qui préservent leur état en vue de les valoriser prioritairement par réemploi/réutilisation sinon par recyclage.
Issue de l’économie solidaire et acteur du développement local, la Ressourcerie tisse de nombreux partenariats, crée des emplois durables, privilégie le service à la population et est attentive à la qualification et à l’épanouissement de ses salariés.

Elle est un acteur et outil de l’écologie dans l’espace urbain. Afin de favoriser l’émergence de comportements éco-citoyens et améliorer la qualité de vie sur son territoire, elle développe des services de proximité créateurs de lien social et des activités économiques innovantes, avec un focus spécifique sur les activités du réemploi. Elle créée des emplois locaux socialement utiles, et apporte une attention particulière à la dimension participative de l’action afin de fédérer les acteurs du territoire autour d’une action sociale et environnementale concertée.

Elle élabore une réponse innovante et efficace aux objectifs des politiques publiques dans le domaine de la prévention des déchets ; en répondant aux besoins des acteurs locaux dans le domaine de la gestion des déchets, en faisant émerger le circuit court du réemploi, et en créant des services de proximité, notamment de collecte.

Enfin, elle impulse une dynamique participative inclusive et renforce l’engagement collectif dans l’action. Elle développe des services qui répondent aux besoins de chaque type de public, et porte une attention particulière aux actions ciblant les publics difficiles à atteindre.

Installer une ressourcerie sur un territoire c'est aussi provoquer un changement de regard sur le déchet en montrant que celui-ci constitue une ressource. C'est désormais développer les activités du réemploi et de la redistribution. C'est enfin favoriser la coopération, la diffusion auprès du public de l’information sur l’impact précis de la participation