Eau : Le préfet réquisitionne certains opérateurs. Un triste Waterl'eau selon la présidente du Département

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Le préfet réquisitionne certains opérateurs d'eau potable. Une décision rendue nécessaire par la crise sanitaire provoquée par le coronavirus, selon Philippe Gustin annoncé par courrier aux présidents de la Région, du Département et des EPCI
Le préfet avait averti, lors de la conférence de presse organisée avec l'ARS. Il sera amené à prendre une décision brutale. "Vous verrez" avait-il répondu lorsque la presse lui avait demandé quelle allait être cette décision "brutale". On s'en doutait donc un peu. Hiers soir, le préfet a annoncé aux président de la région, du Dépratement et des EPCI, sa décision de réquisitionner les opérateurs d'eau dont les territoires sont les impactés par les tours d'eau.

"En pleine crise sanitaire, la situation précaire de l'eau est encore plus inacceptable"


Selon Philippe Gustin, en pleine crise sanitaire, la situation précaire de l'eau est encore plus inacceptable, en raison de la nécessité absolue et parfois vitale de se laver les mains fréquemment. C'est l'un des principaux gestes barrières prônés par les autorités. Il a donc décidé de réquisitionner les agents des opérateurs suivant : le SIAEAG, RENOC, Eau d'Excellence, CAGSC. Philipe GUSTIN réquisitionne également des opérateurs privés, qui devront apporter, selon lui, leurs expertises et leurs capacités techniques. Le préfet a  présidé une première réunion technique hier avec les opérateurs concernés et des "experts  reconnus" afin de définir les modalités de gestion de la crise.   

 

"Une fois de trop sur ce dossier - les divisions des EPCI ouvrent la voie à la prise en main par l’Etat d’une compétence historiquement dévolue aux municipalités et à leurs groupements"

 

La présidente du Conseil départemental, Josette Borel Lincertin n’a pas tardé à réagir. Si elle  prend acte de la décision du préfet de Région, elle déclare profondément regretter que dans le contexte de crise sanitaire, les EPCI compétents en matière d’eau potable n’aient pas réussi à s’entendre sur la mise en place d’un plan mutualisé de continuité des services. Plan élaboré par les techniciens de ces EPCI, souligne t-elle. Josette Borel Lincertin déplore « qu’une fois encore - une fois de trop sur ce dossier - les divisions des EPCI ouvrent la voie à la prise en main par l’Etat d’une compétence historiquement dévolue aux municipalités et à leurs groupements. Comme s’il y aurait d’un côté ceux qui souhaitent de l’eau dans les robinets des Guadeloupéens et de l’autre ceux qui ne le souhaiteraient pas… »  
 
"Un aveu d'impuissance collective [qui] laisse pense laisse penser que le préfet fera mieux avec les mêmes opérateurs, (...)les mêmes moyens financiers.(...) Un triste Waterl'eau."
Josette Borel Lincertin évoque « un triste « Waterl’eau » pour ceux qui aspirent à une Guadeloupe plus responsable. Pour elle,  cette réquisition du préfet  « sonne comme un terrible aveu d’impuissance collective au terme duquel on laisse penser que le préfet, avec les mêmes opérateurs, les mêmes équipes et les mêmes moyens financiers, fera mieux que les élus en charge ».

 

 

Les financements du Département désormais conditionnés à la mise en place du syndicat unique de l'eau


La Présidente du Conseil Départemental, durcit elle aussi le ton et avertit : « à l’avenir les financements dans l’eau potable du Département seront conditionnés à la mise en place effective de l’autorité unique de gestion de l’eau et de l’assainissement, projet qu’elle appelle de ses vœux et qu’elle n’a cessé d’accompagner depuis son arrivée aux responsabilités. »

 La Bataille de Waterloo
La bataille de Waterloo, l'une des plus célèbres batailles de l'histoire européenne, scelle la perte définitive du pouvoir par l'empereur Napoléon Bonapart, après avoir été vaincu par les forces de la coalition menée par Wellington et von Blücher.

Napoléon, qui était emprisonné à l’île d’Elbe, débarque à Golfe-Juan le 1er mars 1815 et parvient à reconquérir son trône après une marche à travers la France qui se termine victorieusement à Paris et qui provoque la fuite du roi Louis XVIII à Gand. Les puissances européennes, Angleterre, Prusse, Autriche, qui considèrent Napoléon comme un usurpateur, relancent alors la guerre contre l’Empereur. Napoléon rassemble une nouvelle armée et se rend en Belgique avec son armée le 15 juin 1815. Il remporte une victoire face aux troupes prussiennes commandées par le maréchal von Blücher le jour suivant. Le 18 juin, il fait face à une coalition menée par von Blücher et le duc britannique Wellington. Alors que la victoire semblait acquise a l'armée française, supérieure en nombre et en artillerie, c'est l adéroute pour Napoléon Bonaparte. De mauvaises décisions stratégiques et des erreurs dans la communication entre les différents corps d'armée donnent l'avantage à la coalition européenne. La Garde impériale est obligée de battre en retraite.  Napoléon Ier s'échappe. Il sera arrêté et exilé sur l'île de Sainte-Hélène.