Les engagements de l'Etat dans le dossier de l'eau

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©Twitter/Préfecture Guadeloupe
Une réunion importante sur l’eau s'est tenue ce samedi en préfecture à Basse-Terre. Deux ministres et un secrétaire d’Etat étaient à l’écoute des différents acteurs du dossier, y compris les usagers, donner de données chiffrées sur l’accompagnement de l’Etat.
Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu a détaillé l'accompagnement de l'Etat avec le plan d'urgence et un schéma quinquennal d'investissements.


Ils attendaient cette rencontre depuis des mois, ainsi que les propositions du gouvernement dans le dossier de l'eau. Ce samedi, à Basse Terre, Sébastien Lecornu, en visite chez nous, a annoncé aux élus et usagers une série de mesures pour accélérer les travaux sur le réseau d'eau potable.
L’Etat va accompagner dans un plan quinquennal les collectivités pour la rénovation des réseaux d’adduction d’eau. Une grande réunion d’intention sans véritable chiffres. 

Un coup de pouce de l'Etat de 7,7 millions d'euros

Serait ce la fin des robinets à secs et des incessantes coupures d’eau ? Sébastien Lecornu a redonné espoir aux usagers et aux élus. Le gouvernement va bien aider à colmater les fuites sur le réseau d’eau potable. Un coup de pouce de 7,7 millions d’euros pour financer plus de 71 millions de travaux.
 
Des travaux qui doivent être ordonnés par priorité pour en finir avec la crise de l’eau. Et ce sera la mission des experts et des ingénieurs envoyés en renfort en Guadeloupe, par le gouvernement. Pour les 5 ans à venir, ils dresseront une feuille de route. Avec un seul objectif : remettre à neuf le réseau d’eau potable. 

Le gouvernement  prévoit aussi de faire remplacer les compteurs. Un appel d’offres sera lancé très prochainement. Mais les factures litigieuses aux montants exorbitants ne sont pas laissées en suspens. Une commission devrait plancher sur le dossier dans une quinzaine de jours.

La gouvernance unique encore à l'ordre du jour

Le point essentiel, la condition sine qua non de l’Etat, c’est la mise en place d’une gouvernance cohérente, et économiquement viable. En coulisse, l’Etat souhaite une gouvernance unique, une exigence qui bafoue la libre administration  des communautés de commune et d’agglomération qui détienne cette compétence eau. La mission interministérielle de février dernier a essentiellement concentré son action sur ce point de la gouvernance.