Une entreprise guadeloupéenne lance le Sargaplage, un tapis mobile motorisé pour ramasser les sargasses

mer le gosier
sargaplage
©Eric Stimpfling
L'entreprise guadeloupéenne STMI a présenté le "Sargaplage" à Saint Félix au Gosier. Ce tapis mobile motorisé est le dernier-né des engins mis au point par cette entreprise de métallurgie industrielle pour ramasser et traiter les sargasses. Il succède ainsi aux fameux "Sargator 1 et 2".
 
Doté de deux tapis superposés de 6 mètres de long pour 1,60 m de large et inclinables jusqu’à 45 degrés, le Sargaplage est alimenté par un groupe électrogène de 25 KVA. « A la différence de ses prédécesseurs Sargator 1 et 2, il travaille depuis la terre ferme. Il est capable de traiter un banc d’algues de 40 centimètres d’épaisseur pour un débit de 80 tonnes à l’heure » assure Laurent Brousseau, directeur général de STMI.
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Installation des tapis du Sargaplage au Port de pêche de Saint-Félix (Le Gosier) ©Eric Stimpfling
La démonstration en images :
 

Plusieurs communes interessées

Annoncé pour 130 000 euros l’unité, le Sargaplage a été commandé par la SEREG, une entreprise guadeloupéenne déjà propriétaire du Sargator 1. « Nous sommes en train de déterminer le moyen le plus efficace pour concentrer les sargasses vers le tapis. Cela peut être de simples filets de pêche ou un Mobitrack » explique Camille Vaïtilingon, directeur général du groupe éponyme. Les communes de Saint François et Goyave en Guadeloupe et du Robert en Martinique envisagent également d’acquérir ce type d’équipement. « Le marché aux Antilles peine à décoller, heureusement il y a l’export» reconnaît Laurent Brousseau. 
 

Un savoir faire pour les tapis en métal

Trois tapis fixes de 6 mètres de large pour 9 mètres de long sont en cours d’achèvement dans les ateliers de Moudong à Baie-Mahault. Ils seront installés dans les prochaines semaines dans la centrale thermique d’AES à Itabo en République Dominicaine. Ils permettront de sécuriser l’approvisionnement en l’eau de refroidissement des turbines. 

A (re)voir les explication de Laurent Brousseau, directeur général de STMI interrogé par Eric Stimpfling et Olivier Duflo :
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