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Finances publiques : coup de chaud sur les 40%

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réunion des maires
Les maires se sont réunis en urgence ce jeudi au WTC à Jarry.
La prime de vie chère serait-elle menacée de disparaître dans les collectivités ? Une inquiétude suscitée par la demande expresse de la Direction régionale des finances publiques, d'une délibération des élus actant cette prime. Face à cette menace, les maires se sont réunis en urgence.
Tout est parti d’un courrier, du comptable public, réclamant, à une partie des communes, avant le mois de novembre, une copie de la délibération de mise en place de l’indemnité de vie chère. Selon le comptable public, ce document conditionne la légalité du versement des 40% aux seuls agents territoriaux titulaires. Les employés contractuels n’auraient, quant à eux, jamais dû percevoir cette prime, faute de base légale, est-il écrit. Des mesures de régularisation des indus sont même annoncées.

Il n’en fallait pas moins, pour soulever le rang des maires. Entre celui de Gourbeyre, qui est en règle, et celui de Vieux-Fort, qui ne reconnaît pas son obligation de délibérer sur les 40%, les 1ers magistrats de Guadeloupe sont solidaires.
Réunis en urgence à l'initiative de l'Association des maires de guadeloupe, les maires ont exprimé leur indignation, dans une motion, ce jeudi. Ils sont soutenus par les parlementaires socialistes, Victorin Lurel, Hélène Vainqueur Christophe et Victoire Jasmin.

Nous avons joint Guy BENSAID, Directeur Régionale des Finances Publiques, qui nuance la requête des comptables publics. Elle ne vise, assure-t-il, qu’à « sécuriser » la paie de l’ensemble des agents territoriaux, dont les composantes doivent être justifiées. Il ne s’agit, donc, absolument pas d’une remise en cause de la prime de vie chère. La procédure est habituelle, sii bien que la plupart des collectivités de Guadeloupe ont déjà délibéré. 

Une position rassurante confirmée, par Olivier SERVA, qui a sollicité, aujourd’hui, le cabinet du Premier Ministre, sur cette question.
 
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