Goyave : « Le service minimum ici, il est inexistant ! »

eau potable
« Le service minimum ici, il est inexistant ! »
©la1ere.franceinfo.fr
Depuis le début des grèves au SIAEAG, et la décision d'appliquer un service minimum pour les particuliers, certains d'entre eux n'ont toujours pas retrouvé l'eau. Une coupure de plus de 10 jours qui a totalement changé leur quotidien

Le quartier de Grande-Route le plus touché.

Dans cette petite rue de la section Sarcelles A Goyave, voilà maintenant 10 jours que les particuliers sont privés d'eaux courantes. Ici, quelques mètres peuvent faire la différence. C'est en effet en prenant la direction de Grande-Route que nous tombons sur une dizaine de foyers concernés par cette situation difficile. Depuis le 27 mai dernier, les usagers attendent un retour à la normale. « Nous nous sommes concertés entre voisins et nous avons remarqués que depuis le début du morne jusqu'en haut, nous n'avons pas d'eau. », nous indique Marie-Michelle l'une des habitantes du quartier.

Trouver de l'eau un combat de tout les jours.

Chaque journée devient un parcours du combattant ; il faut concilier entre la perpétuelle recherche d'eau, le travail et la vie de famille pour beaucoup. C'est le cas de Nadia mère de deux enfants : « Le matin mon mari va remplir les barils à son travail, et il les ramène le soir, pour qu'on puisse les utiliser pour le lendemain. Pour la vaisselle je garde souvent l'eau de la veille quand ils sont vides. J'essaye d'économiser l'eau au maximum parce que le service minimum ici, il est inexistant ! ». 

A quelques mètres de chez elle, chez Marie-Michelle les récipients d'eau se remplissent différemment. Pour cela il faut se lever tôt, afin de récupérer les quelques filets d'eau qui coulent du robinet entre minuit et quatre heures du matin : « Pour savoir comment l'eau arrive il suffit de laisser le robinet ouvert et quand ça coule, on a un déclic dans la tête, on se réveille instinctivement. Après, on doit -comme on le dit en créole- « pòté mannèv » pour récupérer gouttes par gouttes le maximum d'eau possible ». Un créneau d'eau nocturne vitale que sa famille ne manque pas :  « On est jamais sûr d'avoir de l'eau au matin, pourtant nos besoins ne changent pas. il faut qu'on mange, qu'on aille aux WC donc il faut que se soit propre c'est une question d'hygiène ».

En raison de cette situation inhabituelle, les résidents de la section Sarcelles de Goyave affirment avoir contacté directement la SIAEAG, ainsi que la mairie de Goyave, sans succès pour l'instant.

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©guadeloupe

 

 

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