« San vwa pou dèmen pli bèl » : hommage rendu à ceux qui font vivre la culture, hier, à Petit-Canal

patrimoine petit canal
Site "Fondal ka" à Duval/Petit-Canal
©Priscilla Romain
Si la culture guadeloupéenne vit aujourd'hui, c'est grâce à l'engagement de ceux qui se battent pour qu'elle traverse les années, notamment via la transmission et parce que des jeunes s'en emparent. Le MIR Guadeloupe et le Mouvman Rézistans leur ont rendu hommage, ce dimanche, à Petit-Canal.
Un vibrant hommage a été rendu, ce dimanche 26 juillet 2020, à la culture guadeloupéenne et à ceux qui la font vivre. Le Mouvement international pour les réparations (MIR Guadeloupe) et le Mouvman Rézistans organisaient « San vwa pou dèmen pli bèl », une journée autour de notre musique traditionnelle, qui s’est tenue sur le site du « Fondal Ka », section Duval, à Petit-Canal.
San vwa pou dèmen pli bèl

Toute la journée, le travail des écoles de musiques et des associations a été valorisé. Des jeunes chantant, dansant et jouant ont montré leur savoir mais, surtout, ont rendu hommage à tous ceux qui ont œuvré pour la sauvegarde du gwo ka, en Guadeloupe, mais pas seulement, puisque ce pan de la culture locale est devenu patrimoine immatériel de l'UNESCO, en novembre 2014.

Les groupes se sont succédés, devant un public familial : Lakou Véranda, Kalbas Ka, Yonn, ou encore Masko.

Et, en fin de journée, 100 personnes ont donné de la voix, pour un avenir meilleur de notre pays.

Marie Gwadloup, du MIR Guadeloupe, nous présente la philosophie de cette manifestation. Elle est au micro de Christelle Martial :

Marie Gwadloup - San vwa


Nous devons être fiers de ce que nous sommes et de ce que nous apportons au monde. C'est ce qu'affirme Teddy Pelissier, président de Kalbas Ka. Il répond à Priscilla Romain :
©Guadeloupe La 1ère

Le combat du MIR Guadeloupe consiste à réclamer, aux Etats, des réparations, suite à la mise en esclavage d’êtres humains, à travers le monde et en Guadeloupe particulièrement. Mais le mouvement prône aussi ce qu’il appelle l’auto-réparation, qui passe évidemment par une réappropriation de la culture.
C’était tout le sens de la journée d’hier à Duval, comme l'explique Marie Gwadloup :

Marie Gwadloup - auto-réparation

Une place a également été faite aux artisans locaux, dont les stands ont été appréciés par les visiteurs.

A (re)voir aussi le reportage, en immersion, de Priscilla Romain et Christian Danquin :
©Guadeloupe La 1ère
Les Outre-mer en continu
Accéder au live