La Guadeloupe voit l'avenir en bleu...

L’économie bleue. Un concept de plus en plus cité par les élus guadeloupéens et en premier lieu par le président de la Région. Un concept qui englobe de nombreuses réalités économiques et surtout, une nouvelle motivation de la société guadeloupéenne. beaucoup utilisé par nos élus.
Pour l’Union Européenne, l'économie Bleue, c’est l’ensemble des activités économiques liées aux océans, mers et côtes y compris les activités de soutien direct et indirecte, nécessaires au fonctionnement. Le petit bout de la lorgnette de ce qu'est vraiment ce concept d'Economie Bleue; en tout cas, c'est là une approche bien différente de celle énoncée par Gunter Paoli, un entrepreneur belge qui, à la fin des années 1990, imagine un modèle économique qu’il qualifie aussi "d’économie bleue"

Sébastien Gilles Guadeloupe La 1ère

Ce secteur recouvre des filières très variées comme la pêche, l’aquaculture, le tourisme et le transport maritime, la construction et la réparation navale  ou encore l’énergie marine.
L’Etat des lieux et les perspectives de développement de ce secteur viennent d’être dressées par l’IEDOM dans une récente note;
Il en ressort que des gros efforts restent à faire pour développer un secteur à fort potentiel

Sébastien Gilles Guadeloupe La 1ère

Quelle que soit la manière dont on l’appréhende : soit comme une économie liée aux activités maritimes soit comme une niche durable à la Günter PAULI, les efforts à faire sont encore importants. 
Quelques exemples nous montrent tout de même la voie comme Qualitropic. Le seul pôle de compétitivité  qui imagine de nouveaux procès pour non pas recycler mais régénérer les déchets.
Mais au delà de ces innovations techniques  il faut également changer de paradigme économique  et c’est de loin le plus grand défis selon Gunter Pauli.

Gunter Pauli


Ce que la Guadeloupe entend par "Economie Bleue"

L'économie Bleue ou : Comment réconcilier l'homme avec la nature : 

 

Gunter Pauli est un entrepreneur belge, né en 1956 à Anvers. Titulaire d’un MBA de l’Insead de Fontainebleau et conférencier passionné, il parle plusieurs langues et a voyagé sur tous les continents.

De sensibilité écologiste, il lance dans les années 1990 « Ecover », une entreprise productrice de lessives biologiques. Pauli y croit : toute son usine est biodégradable. Il paie même à ses employés le km parcouru à vélo pour se rendre à l’usine.

Vient alors le choc de sa vie : en se rendant en Indonésie d’où provient l’huile de palme dont il se sert pour produire ses lessives bio, il se découvre co-responsable de la déforestation de Bornéo, c’est-à-dire le biotope naturel des derniers grands primates. Car biodégradabilité et recyclabilité ne riment pas toujours avec « développement durable ».

Pauli vend alors sa boite et approfondit sa réflexion. Il rencontre alors le Pr Heitor Gurgulina de Suza, à l’époque recteur de l’Université des Nations unies qui lui demande, 3 ans avant le protocole de Kyoto, d’imaginer un modèle économique qui ne produira ni émissions ni déchets mais permettra la création d’emplois, de cohésion sociale sans coûter plus cher.

Comme réponse à ce défi, Pauli développe le concept d’« économie bleue », une simple référence à la couleur de notre planète vue à distance.

Il a publié : "Economie bleue, 10 ans, 100 innovations, 100 millions d’emplois". Caillade publishing