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Un homme condamné pour apologie du terrorisme à Saint-Martin

Quatre mois de prison ferme... C'est la peine infligée à un homme d'origine marocaine par le tribunal correctionnel de Saint-Martin. Il devait répondre d'apologie du terrorisme. L'homme était jugé en comparution immédiate.

  • Hervé Pédurand
  • Publié le , mis à jour le
Dans des commentaires sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter, il se félicitait des attentats contre l'ambassade de France à Ouagadougou au Togo, de Kaboul en Afghanistan, ou encore de la mort tragique du lieutenant-colonel Beltrame lors d'une prise d'otages à Carcassonne, le 24 mars 2018.

Une interdiction de séjour dans les îles du Nord et en Guadeloupe

Le tribunal correctionnel de Saint-Martin l'a condamné à huit mois de prison dont quatre mois ferme, une mise à l'épreuve de trois ans, et à une obligation de soins. Il devait être transféré dans la journée à la maison d'arrêt de Basse-Terre.
Le prévenu écope également de dix ans d'interdiction de séjour dans les Iles du Nord et en Guadeloupe.  Le tribunal n'a pas élargi sa décision à l'ensemble du territoire national car le condamné a le statut d'apatride. Il ne peut donc pas faire l'objet d'une reconduite à la frontière. 
Il a décidé de faire appel de la décision de justice. 

Un récidiviste

C'est un homme au parcours chaotique. Né au Maroc, il y a 47 ans, il est adopté par une Algérienne, mais sans nationalité. Il arrive en France en 1993. Toutes ses demandes de naturalisation ont été rejetées.
A la barre, il a dit assumer ses écrits, mais parle plutôt de manipulation et d'erreurs sur les réseaux sociaux. Et ne se définit pas comme activiste musulman. Un entretien psychiatrique l'a déclaré impulsif, imprévisible mais sans risque de radicalisation.
Il s'agit cependant d'un récidiviste.  En 2015, le tribunal de Nice lui avait infligé quatre mois ferme et une interdiction de séjour de 5 ans dans les Alpes Maritimes. Ce qui lui avait valu une prise en charge par le SPIP, le service pénitentiaire d'insertion et de probation. Puis à Saint-Martin, par le Centre médico-psycho pédagogique. Mais il ne  suivait pas son traitement.

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