Le Plan séisme Antilles Guyane renforcé par l’État, en concertation avec les collectivités

catastrophes naturelles
Séisme au large de Terre de Bas aux Saintes

L’État et les collectivités renforcent leur action face au risque sismique et valident la 3ème phase du plan séisme. Ce plan, lancé en 2007, doit permettre d'améliorer la sécurité et la protection des populations installées dans des zones jugées à risque.

La 3e phase du Plan séisme, dit PSA3, a été adoptée le 22 avril dernier, lors du comité de pilotage réunissant les collectivités de Guadeloupe, Martinique, Saint-Barthélemy et Saint-Martin.
Un plan qui sera renforcé, a annoncé le gouvernement, ce mardi 4 mai. Une nécessité, dans la mesure ou nos territoires sont fréquemment touchés par des tremblements de terre de plus ou moins forte intensité. Une problématique importante, selon Sébastien Lecornu qui a reconnu que “vivre avec les risques naturels fait partie du quotidien de nos concitoyens ultramarins”.

Objectif du PSA3 : accélérer les travaux

En 2007, le gouvernement a mis en place le Plan Séisme Antilles dont le montant était estime à 6 milliards d’euros. Un plan pour une durée de 30 ans qui se traduisait par des mesures de construction ou de renforcements parasismiques.
Mais malgré certaines réalisations, le rythme d’avancement des travaux restait trop faible, de nombreux bâtiments encore trop vulnérables aux risques sismiques…
La période 2021-2027 marquera la troisième phase du plan dont l’objectif est d’accélérer la réalisation de ces travaux qui ont pris du retard.
Des travaux dont les coûts sont colossaux. Dans les 500 millions d’euros investis depuis 2007 par l’Etat, l’Europe et les collectivités, 138 millions d’euros ont été consacrés aux établissements scolaires.
L’objectif du PS3 est que fin 2027, environ 60 % des élèves des Antilles Guyane étudient dans des écoles confortées contre le risque parasismique et 80 % des logements sociaux aient été renforcés.

1 milliard d’euros d’opérations

L’État estime que le Plan séisme Antilles permettra de réaliser au moins 1 milliard d’euros d’opérations supplémentaires sur le bâti public au cours de la période 2021-2027, dont 600 millions d’euros d’opérations.

Le bâti privé dont le coût de mise en sécurité pourrait atteindre 5 à 6 milliards d’euros, est également concerné par ce nouveau Plan séisme Antilles. Des aides seront donc allouées aux habitations et aux entreprises de moins de 20 salaries.

Les collectivités, parties prenantes de cette nouvelle phase

Le PSA3 sera ainsi soumis aux instances délibérantes des collectivités territoriales concernées dans les jours à venir. Pour formaliser l’engagement de l’État aux côtés des collectivités, la ministre de la Transition écologique et le ministre des Outre-Mer signeront ce plan, conjointement avec les élus locaux.

Afin d’accélérer sa mise en œuvre dès 2021, 50 M€ de crédits du plan de relance ont d’ores et déjà été attribués à des opérations portant sur des travaux de confortements parasismiques et paracycloniques de bâtiments publics et établissements hospitaliers.

Qu’est-ce que le plan séisme ?

Les Antilles sont les territoires où le risque sismique est le plus élevé en France. Un séisme majeur, tel que ceux qui se sont produits au milieu du XIXe siècle, est susceptible de causer d’importants dégâts. L’une des meilleures façons de prévenir ce risque est de construire des bâtiments parasismiques.
Pour ce faire, une réglementation existe pour protéger les nouvelles constructions. Pour autant, de nombreuses constructions ont été bâties avant l’existence de ces normes et nécessitent aujourd’hui d’être confortées.

Ce plan vise principalement à renforcer ou à reconstruire des bâtiments publics devant être prioritairement sécurisés au regard des risques sismiques :

-    les établissements scolaires (écoles, collèges, lycées) ;
-    les établissements de soin ;
-    les établissements qui contribuent à la gestion de crise (préfectures, gendarmeries…) ;
-    les logements sociaux.