Education : Les inégalités persistent pour les élèves ultramarins selon la Cour des comptes

L’éducation outre-mer est le parent pauvre d’un système une nouvelle fois pointé du doigt. Ce sont les sages de la Cour des comptes qui viennent de le confirmer, dans son bulletin trimestriel. 
Apprendre à lire à écrire et à compter. Autant de compétences essentielles que les petits ultramarins maitrisent moins bien que leurs homologues hexagonaux au même âge. C’est ce qui ressort du dernier rapport de la Cour des comptes sur le fonctionnement et le coût de l’éducation dans les Outre-mer.
 

Des écarts importants entre élèves guadeloupéens et élèves du territoire national 

Si les taux d'accès aux diplômes du brevet et du baccalauréat se sont améliorés ces dernières années en Guadeloupe et sont très proches de la moyenne nationale, les évaluations de niveau montrent, cependant, des écarts considérables. Dès le cours primaire, les difficultés pour lire à haute voix sont détectées. Cela concerne 22% des élèves pour la moyenne nationale. Un chiffre qui double en Guadeloupe. 
A l'entrée au collège, en 6e, 29% des élèves guadeloupéens présentent une maîtrise fragile ou insuffisante du français, contre 13% sur tout le territoire. 
Plus inquiétant encore, les difficultés de lecture pour les jeunes de 17 ans passent de 11,5% pour la moyenne nationale à 32% en Guadeloupe. 
 

Revoir la formation des enseignants 

La Cour des comptes émet plusieurs recommandations pour réduire les écarts, comme la prise en compte des besoins et des contraintes locales dans la formation des enseignants et la pédagogie. Par ailleurs, la Cour des comptes pointe du doigt le coût de l'éducation dans les Outre-mer, évalué à 4 milliards d'euros par an, soit 30% de plus qu'au national. Notamment en raison de la sur-rémunération du personnel. Pour exemple, le coût d'un collégien en Guadeloupe est de 45% supérieur à celui de son camarade outre-atlantique.