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La longue agonie de la pêche guadeloupéenne

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Port de pêche de Lauricisque
Les chiffres de l’institut français d’exploitation de la mer, l’Ifremer, sont cruels. En 10 ans, elle a perdu 540 marins . Et visiblement, la filière n'attire plus.
 
En 2010, il y avait en Guadeloupe 1500 marins pour 750 navires. La dernière statistique de l’IFREMER indique qu’en 2018 il restait 521 navires actifs. Des petits bateaux de 5 à 12 mètres qui arrêtent une partie de l’année.
Aujourd’hui,  la Direction de la Mer indique qu’il resterait moins de 960 marins. Ce n’est là qu'
une estimation… car il est probable que le chiffre est en chute libre
 

Ronan Ponnet Guadeloupe La 1ère

Les volumes annuels débarqués par la pêche professionnelle sont estimés 5056 kg par navire (Ifremer-SIH 2018. Séries temporelles 2008-2017 des estimations des efforts de pêche, débarquements et valeurs pour la région Guadeloupe), pour une valeur de près de 35 millions d’euros en première vente.
Environ la moitié de cette production annuelle correspond à des espèces de poissons pélagiques, l’autre moitié étant constituée d’espèces démersales côtières.La Guadeloupe consomme 14.000 à 15.000 tonnes de produits halieutiques (poissons + coquillages) par an soit 37 Kg/habitant/an  ce qui la place parmi les plus gros consommateurs de la planète.
La pêche guadeloupéenne reste essentiellement une activité artisanale qui ne peut satisfaire à elle seule la demande. Les stocks exploitables ne permettent pas, par ailleurs, de couvrir une demande spécifique sur certaines espèces (vivaneau et « poissons rouges » principalement). L’estimation de la pêche locale 9 000 tonnes. Elle couvre 60% de cette consommation.
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