Le magico-religieux s'invite dans la campagne des législatives #legislatives971

politique
Quimbois
Image d'illustration ©Martinique 1ère
En rentrant chez elle lundi soir, Caroll Laug, candidate dans la 2ème circonscription, a eu une désagréable surprise. La porte d'entrée et les murs de sa maison recouverts de sang... Le cadavre d'un cabri devant la porte du garage. 
Les pratiques magico-religieuses n’ont pas disparu des campagnes électorales en Guadeloupe…
Illustration, avec la mésaventure vécue par Caroll Laug, candidate dans la 2ème circonscription.

Des murs couverts de sang


En rentrant chez elle, peu avant minuit, lundi soir, après un meeting, elle a découvert les portes d’entrée et plusieurs murs de sa maison couverts de sang, avec également le cadavre d’un cabri devant la porte de son garage.
En s'approchant du garage, elle remarque sa profession de foi, également devant la porte d'entrée, avec des bougies à proximité. 
Elle raconte cette découverte à Claude Danican.

Caroll Laug, candidate dans la 2ème circonscription


Qu'est-ce que le quimbois ou "kenbwa" ?


Le quimbois désigne la sorcellerie. Il vient du mot "kimbwa" de la langue kikongo (le kikongo est une langue parlée par les Kongos vivant en Angola, en République démocratique du Congo, en République du Congo, et au Sud du Gabon) qui signifie "connaissance". Il pourrait également faire référence à tout ce qui est indescriptible et source de divers malheurs.
Il s'agit de pratiques magico-religieuses issues du syncrétisme mêlant les rites catholiques et africains avec les pratiques amérindiennes. Toutes ces religions fonctionnent selon les mêmes principes animistes, propres aux civilisations Bantoues, dont les origines remontent à l'Égypte pharaonique.

Le quimbois ou kenbwa est encore très pratiqué chez nous. Il n'est pas rare de tomber sur des cadavres d'animaux ou des bougies, dans un carrefour... Parfois même en plein centre de Jarry, à Baie-Mahault. 
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