Octobre Rose : la lutte doit continuer contre le cancer du sein

cancer
Octobre Rose
©Ligue contre le cancer
"Fanm, fo-ou pran swen a santé a tété aw" ! Le slogan est toujours d'actualité. Le cancer du sein a tué 50 femmes, en 2020, en Guadeloupe. Dépister et prendre en charge la maladie précocement augmente les chances de survie. Or, la Covid-19 a fait oublier que d'autres pathologies menacent.

Ce mois d'octobre est teinté de Rose, comme chaque année depuis 27 ans.
Il s'agit, durant ces 31 jours, de mettre l'accent sur la sensibilisation au cancer du sein.

L'importance du dépistage

Cette maladie touche des femmes de plus en plus jeunes, alors qu'une mammographie gratuite est proposée aux 50-74 ans, même si elles ne présentent pas de symptômes.
Il est donc important que les personnes en-deçà de cette tranche d'âge pratiquent l'autopalpation et/ou aient recours au dépistage, régulièrement, à la recherche d'une éventuelle grosseur sous-cutanée, qui pourrait se révéler cancéreuse.

En 2020, en Guadeloupe, 50 femmes sont décédées de cette maladie, selon les autorités de santé. Ce chiffre est stable, par rapport aux années précédentes, mais les professionnels de santé craignent une augmentation de ce chiffre, dans les mois à venir. Le fait est que la Covid-19 a pris le pas sur le dépistage et la prise en charge des autres pathologies.
Or, plus le cancer du sein est pris en charge précocement, plus les chances de survie sont importantes.

 

Une patiente combative

Le combat contre un cancer du sein peut durer plusieurs années. Il faut donc être solide, pour lui tenir tête, jour après jour, et pour faire face aux éventuelles rechutes.

C'est le cas d'une jeune mère de famille, durement éprouvée par ce mal : opérée en 2011, Mylène Boucard a rechuté en 2018, malgré de multiples séances de chimiothérapie et un protocole de soins des plus strictes.
De prime abord, le coup est dur, quand le diagnostic tombe et alors que les effets de la maladie se sont faits sentir :

Je n'étais plus moi. J'avais complètement perdu la notion de toutes choses. Je ne savais pas ce qui m'arrivait, en fait (...)

On perd les sourcils. On perd les cheveux (...). Je ne voyais plus qu'un visage grisâtre, en fait. Et puis, il y a la prise de poids. On a mal dans tout le corps, quand on a cette maladie. On a l'impression d'avoir 80 ans, alors que j'en avais que 40.

Mylène Boucard, patiente atteinte d'un cancer du sein

Atteinte dans sa chair, Mylène paie un lourd tribut à la maladie, qui a eu raison de son couple. Mais elle continue de se battre férocement, contre ce mal qui a changé son regard sur la vie. Cette mère de famille a appris à relativiser.
Aujourd'hui, elle bénéficie d'un protocole de soin alternatif à la chimiothérapie qui lui réussit.

A (re)voir le reportage de Jacky Massicot et Rémi Defrance :

 

Des patientes soutenues

Dans son combat pour la vie, Mylène, comme plusieurs autres femmes atteintes du cancer du sein, peut bénéficier du soutien de ses médecins, de la Ligue contre le cancer, mais aussi d'associations impliquées dans la lutte contre la maladie.
Il y a, parmi elles, l'association Amazones, présente dans plusieurs territoires, notamment en Guadeloupe.

Le programme d'Amazones, pour Octobre Rose 2021, a été adapté aux conditions de crise sanitaire. Ses membres mènent des actions en faveur du dépistage. Des séances de coaching solidaire sont proposées, en visio-conférence, pour permettre aux patientes de s'exprimer et de bénéficier d'une oreille attentive et bienveillante. La confiance en soi joue pour beaucoup, dans le processus de guérison.
Une exposition virtuelle de photographies est également à découvrir sur les comptes Instagram et Facebook d'Amazones Guadeloupe.

L'association de patientes organise aussi des ateliers de maquillage, d'auto-massage, de bien-être et des discussions, dans le but de renforcer l'estime de soi des malades.

Ghiana Siban, de l'association les Amazones Guadeloupe, était l'invitée d'Eric Rayapin, dans le journal TV de 19h30, du dimanche 3 octobre 2021 :

Une cagnotte Leetchi a été lancée. L'argent récolté servira à la création d'un "nid", où les Amazones pourront proposer leurs ateliers, en faveur des femmes atteintes d'un cancer du sein.