Ouverture ce samedi de la pêche aux oursins

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oursins pêchés à Sainte Rose
Oursins pêchés ce matin à Sainte Rose ©J-M. Mavounzy
Ils mettent en ébullition nos papilles pour les fêtes de fin d 'année. La pêche aux oursins blanc appelés communément "chadron ou caviar des Antilles"est ouverte depuis ce matin dans l'archipel et jusqu'au 31 décembre. Une saison de pêche réduite à 15 jours pour préserver la ressource. 
La pratique est soumise à une réglementation stricte. En accord avec le comité régional des pêches de la Guadeloupe,

délibération n°18/2018 du 13 décembre sur les modalités d'ouverture de la pêche aux oursins pour la saison 2018-2019

la pêche  aux oursins blancs est ouverte du 15 au 31 décembre 2018. Elle est exclusivement réservée aux 
marins-pêcheurs professionnels. En Guadeloupe, seuls 26 patrons de pêches sont habilités pour la pratiquer. Ces derniers doivent aussi détenir une autorisation annuelle de pêche délivrée par la direction de la mer, dont le renouvellement est soumis à déclaration de capture, et respecter la taille minimale de capture de 10 cm.

Ces mesures de limitations ont pour but d’assurer la conservation de la ressource et la régénération du stock d’oursins blancs (Tripneustes ventricosus), espèce emblématique de la Caraïbe.
"Usines" à Sainte Rose
"Les usines" de Sainte Rose fonctionnaient ce matin, malgré la réglementation ©J-M. Mavounzy
Les gonades (les oeufs d'oursin) doivent obligatoirement être prélevées à bord du navire, en mer, par des marins pêcheurs professionnels. Cela pour éviter une exploitation exagérée de la ressource. Or, depuis longtemps la pratique des "usines" s'est instaurée à Sainte Rose. Il s'agit de plusieurs établis installés sur les quais de Sainte Rose où des clandestins s'emploient à prélever les gonades. Malgré le rappel de la réglementation, avant le début de la saison, les "usines" fonctionnaient normalement ce matin.
La direction de la mer n'a pourtant pas manqué de rappeler qu'il est nécessaire que les marins appliquent résolument la réglementation et soient en mesure de produire les justificatifs attendus lors des contrôles afin de préserver l’activité et de garantir la sécurité alimentaire des consommateurs.
©guadeloupe
©guadeloupe

 La préfecture rappelle ainsi les points réglementaires suivants :

> Régularité de l’activité professionnelle : les vendeurs présents sur les marchés à poissons doivent être en mesure de produire les autorisations administratives requises pour l’exercice de cette activité. Et notamment le récépissé de déclaration d’activité délivré par la direction de  l’alimentation de l’agriculture et de la forêt (DAAF) qui couvre les aspects sanitaires

> Traçabilité des produits de la mer : la traçabilité des produits doit pouvoir être justifiée en produisant lors du contrôle, selon l’opérateur (pêcheurs-mareyeurs-poissonnier-restaurateur) les fiches de pêches, notes de ventes, bon de transport ou les factures correspondantes. Les produits de la pêche doivent tout au long de leur cycle de commercialisation être accompagnés des documents permettant de garantir une traçabilité de la mer à l’assiette.

> Information du consommateur : les étals doivent comporter des panneaux précisant le nom des espèces commercialisées, la zone de capture et le prix de vente correspondant.

En cas d’absence de pièces justificatives, d’infraction aux règles sanitaires ou de constat de sous-taille, les produits de la mer peuvent être saisis.

Les contrevenants s’exposent également à la fermeture administrative de leur activité et à des amendes administratives et pénales pouvant aller jusqu’à 22 500 €.
 
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