Procès des attentats du 13 novembre 2015 : il y a 6 ans, le Guadeloupéen Jean-Jacques Kirchheim perdait la vie au Bataclan

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Attentats : la douleur de la famille Kirchheim dont le fils, Jean-Jacques est mort au Bataclan
En Guadeloupe, Jean-Jacques Kirchheim pris en photo par sa famille. (Droits Réservés) ©DROITS RESERVES
Des kamikazes au Stade de France, des terrasses de bars et la salle du Bataclan mitraillées : près de 6 ans après, la justice replonge ce mercredi et pour neuf longs mois dans l'horreur des attentats jihadistes du 13 Novembre. 130 victimes, parmi lesquelles le Guadeloupéen Jean-Jacques Kirchheim.

Ce procès hors-norme dans la plus grande audience criminelle jamais organisée en France, doit s'ouvrir ce mercredi 8 septembre, dans l'historique palais de justice de Paris, sous sécurité maximale dans un contexte de menace terroriste toujours élevé.

La famille de Jean-Jacques Kirchheim dans l'attente de ce moment

Dans cette salle d'audience, ce mercredi 8 septembre, seront présentes la sœur et la compagne du Guadeloupéen Jean-Jacques Kirchheim, mort au Bataclan. 

Ce 13 novembre 2015, le quadragénaire était venu écouter Eagles of Death Metal, avec Faustine, sa compagne et deux amis, au Bataclan. Un groupe qu'il voyait se produire pour la 3e fois. 
Ce n'est que deux jours après les attentats que la famille de Jean-Jacques aura confirmation de son décès. 

Il avait prévu de venir en vacances en Guadeloupe, quelques semaines plus tard. Attaché à la terre de sa mère - originaire de Port-Louis, elle est la fille de Marcel Gargar, sénateur de Guadeloupe durant dix-huit ans - Jean-Jacques venait "o péyi" chaque année.

Plein de joie de vivre et charismatique, il était un passionné de voyages, un supporter du club de football du Paris Saint-Germain, un fan de rock. 
Sa voix qui portait s'est tue, ce 13 novembre 2015... Jean-Jacques Kirchheim a été inhumé à Saint-Maur, en banlieue parisienne, la ville de son enfance.

Sa grande soeur, Fabienne et Faustine, sa compagne, blessée lors de l'attaque terroriste, s’exprimeront devant la cour d’assises spéciale, en octobre prochain. 

Leur entretien avec Tessa Grauman de La 1ère est à écouter ICI

Vingt accusés pour un procès hors norme

La cour d'assises spéciale doit juger - jusqu'au 24 ou au 25 mai 2022 - 20 accusés, dont Salah Abdeslam, le seul membre encore en vie des commandos téléguidés par le groupe Etat islamique (EI) qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés à Paris et Saint-Denis, et profondément traumatisé le pays.

Dix autres hommes, incarcérés pendant la durée du procès dans des prisons franciliennes, prendront place à ses côtés dans le box des accusés, jugés pour leur participation à ces attentats, les plus sanglants de l'après-guerre en France.

Trois accusés comparaîtront libres sous contrôle judiciaire, six autres seront jugés par défaut.

Au total, douze des vingt accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

Ce procès "historique" est "celui de tous les superlatifs", a souligné lundi le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti après avoir visité la salle de 550 places construite spécialement pour les audiences, qu'il a qualifiées de "marathon judiciaire".

 

Voir aussi : Attentats du 13 novembre : pour l'avocate de la famille de Jean-Jacques Kirchheim, le devoir de dire la souffrance des parties civiles dans ce procès hors norme