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Le prix d'une crise sanitaire

Deux jours après l'annonce de ce qui prend de plus en plus l'aspect d'une catastrophe sanitaire, réactions et interrogations se succèdent notamment sur qui paiera.

© Guyane 1ère
© Guyane 1ère
  • José-Charles Nicolas
  • Publié le , mis à jour le
Un centre de soins "sursaturé". Des évacuations à prévoir à un rythme soutenu. Une aile du centre hospitalier de Cayenne désormais centre de quarantaine.
Des équipes de recherche et des laboratoires mobilisées. Le mal mystérieux qui frappe les garimpeiros ne sera pas sans effet sur tout un chacun.
On peut d'ores et déjà l'affirmer, il fera mal, très mal au budget public.
Douloureux aussi dans les consciences, car comment faire admettre que des populations clandestines traquées et combattues dans leurs activités délictueuses par les services de l'état soient aujourd'hui en capacité involontaires de grever nos finances publiques?
Comment faire accepter que des garimpeiros puisqu'il faut les nommer, considérés comme des fléaux écologiques, économiques autant que sociaux puissent faire l'objet d'autant d'attention de la part de l'état français?
Comment faire passer que dans un contexte de crise économique autant que sanitaire, des individus qui n'hésitent pas pour certains à faire feu sur des militaires français, finissent par bénéficier d'autant d'égard de la république?
Le mal mystérieux de Dorlin et d'Eau Claire doit-être identifié pour être jugulé nous répondra t-on. Réponse qui au fil des jours s'avérera insuffisante tant les interrogations se feront précises autour du traitement du drame sanitaire qui sans nul doute dépassera nos frontières. Une nouvelle polémique transfrontalière qui pourrait réveiller les vieux réflexes ethnocentriques quand ils ne seront pas entre guillemets "brasilophobes". 

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