Le port de Dégrad des Cannes et la Sara libérés, mais pour combien de temps ?

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Port maritime
©Yves Robin
Le port de Dégrad des Cannes est débloqué. Une poignée de militants, en revanche se trouve toujours devant la Sara. Après deux jours d’occupation, les militants de la Caravane de la liberté ont décidé de libérer en partie les accès aux deux structures.

Le port de Dégrad des Cannes est débloqué. Une poignée de militants, en revanche, se trouve toujours devant la Sara. Après deux jours d’occupation, les militants de la Caravane de la liberté ont décidé de libérer en partie les accès aux deux structures.

Libération des accès

Ils ont fini par décider de lever le blocage du port de Dégrad-des-Cannes. Selon les propos de Yannick Xavier sur les réseaux sociaux, l'accès à la Sara pour le réapprovisionnement des stations services devrait être effectif rapidement, en tout cas au plus tard demain. Deux centres économiques essentiels pour l’activité du pays dont ils ont bloqué l’accès depuis lundi pour protester contre la condamnation le 14 octobre de quatre militants.

Bras de fer

Station service fermée
©Isabel Lerouge

Lundi, ils ont barré l’accès à la Sara ainsi qu’au port de Dégrad des Cannes, deux actions qui ont suscité la colère d’une partie de la population, estimant une fois de plus, être prise en otage. Dans le même temps, le préfet annonçait la fermeture des stations d’essence jusqu’au mercredi 20 octobre. Par ailleurs ce matin, dans un communiqué le tribunal administratif annonçait que "le juge des référés du tribunal administratif de la Guyane a ordonné aux organisations et individus occupants l’entrée du site de libérer les lieux sans délai à compter de la notification de la décision de justice. Si nécessaire, le Grand port maritime de la Guyane pourra solliciter le concours de la force publique deux heures après la notification de l’ordonnance."

Des tensions sociales 

Yannick Xavier secrétaire général UTG
Yannick Xavier secrétaire général UTG ©Isabel Lerouge

Des tensions sociales qui ont entraîné de nombreuses réactions de la part des socio-professionnels déjà fragilisés par la crise sanitaire.
Cet après-midi Yannick Xavier leader de l'UTG a donc annoncé la suspension du mouvement afin de ne pas diviser la population, rejetant la faute sur le représentant de l'Etat. "Nous prenons notre responsabilité, nous voyons avec la Sara pour assurer l’approvisionnement jusqu’à demain car le préfet essaie de nous diviser, de séparer les Guyanais." Reste aujourd'hui, à savoir si la suspension des blocages est provisoire ou définitive.