Coronavirus : les inquiétudes des élus de l'état de l'Amapa qui craignent la propagation du virus à Oiapoque

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Le pont de l'Oyapock
Le pont de l'Oyapock ©CL
La députée Cristina Almeida était en début de semaine dans la ville frontalière brésilienne Oiapoque. Objectif mesurer la capacité de l'hôpital à faire face à une épidémie de coronavirus alors qu'à Macapa le sénateur Randolfe Rodrigues réclame une barrière sanitaire sur le pont de l'Oyapock.
Les craintes sont grandes du côté brésilien depuis l'annonce de 5 cas de coronaravirus avérés en Guyane. Les autorités locales prennent très au sérieux la menace de propagation sur la rive brésilienne du fleuve Oyapock.
 

Inquiétude la députée Cristina Almeida

La députée d'État Cristina Almeida qui est aussi la présidente de la Commission des relations étrangères de l'Assemblée législative d'Amapá s'est rendue à Oiapoque, la ville frontière afin de faire le point sur l'état de l'hôpital. Il se trouve dans état d'insalubrité inquiétant. La société chargée du nettoyage n'est pas en mesure d'effectuer pleinement sa mission car il y a des retards de paiement. L'approvisionnement en médicaments et matériels de soins est aussi défaillant. La députée demande donc à l'état fédéral que les moyens matériels et humains soient mis pour permettre à l'établissement et aux autres unités de santé de la ville de faire face à leur mission.
Toutefois depuis le début de la semaine 10 techniciens ont été missionnés par le gouvernement fédéral pour encadrer les personnels soignants.


Le sénateur Randolfe Rodrigues appelle à une barrière sanitaire aux postes frontaliers

Le 5 mars, le sénateur de l'Amapa Randolfé Rodrigues a interpellé le ministre de la Santé Henrique Mandetta, signalant l'important flux d'entrées de véhicules en provenance de la Guyane (2000 par mois) et  la nécessité, pour lui, d'adopter des mesures pour empêcher la propagation du virus sur le territoire brésilien. Il demande une barrière sanitaire sur le pont et les autres voies d'accès fluvial.
Sur ce dernier point, le site Diaro do Amapa n'apporte pas de précisions, il s'agirait du transport de personnes et de marchandise en pirogue.

 
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