Réouverture de la frontière à Oiapoque : l'Agence de santé brésilienne donnera son avis d'ici 2 semaines

Face à la détresse des commerçants d’Oiapoque, le sénateur de l'Amapá, Lucas Barreto, intervient de nouveau auprès de l’Agence nationale de vigilance sanitaire du Brésil (ANVISA) pour la réouverture de la frontière franco-brésilienne. L’organisme de santé annoncera sa position d’ici deux semaines.

« Les commerçants et entrepreneurs d’Oiapoque sont en souffrance depuis presque deux ans ». Par ses mots, le sénateur brésilien de l'Amapá Luca Barreto (Parti social-démocrate) justifie sa nouvelle demande de réouverture de la frontière avec la Guyane.

 

Une bataille qu’il mène depuis plusieurs mois. Cette fois-ci, en début de semaine, à l’occasion d’une autre rencontre avec les représentants de l’Agence Nationale de Vigilance Sanitaire (ANVISA).

 

 

A plusieurs reprises, les commerçants d’Oiapoque ont lancé des appels au secours aux élus fédéraux. « L’économie locale est en train de s’effondrer à cause de la fermeture du pont binational, témoigne un commerçant au micro du journaliste brésilien de Bronca Pesada TV. En temps normal, il y a beaucoup de Français et de Brésiliens vivant en Guyane qui viennent faire leurs courses chaque semaine à Oiapoque, dans nos centres commerciaux. Ce flux de clients a aujourd’hui disparu. »

Une économique brésilienne tributaire à 70% de la Guyane

Les acteurs du tourismes (hôtels, pensions, gîtes, restaurants…) sont particulièrement touchés. La plupart ont pratiquement stoppé leur activité, faute de client.

Avec l’application des mesures de freinage de l’épidémie, les rues de la ville de l’Amapá habituellement animées sont très calmes, presque désertes. « Nous sommes dans une situation très difficile. Nous avons demandé au gouvernement fédéral d’agir mais rien n’est encore fait, lâche désabusé un autre commerçant. Nous dépendons beaucoup des populations situées des deux côtés du fleuve. Ici, nous dépendons à 70% à de la Guyane d’un point de vue économique. »

Une décision d'ici 2 semaines

Le sénateur social-démocrate est donc de nouveau monté au créneau. Face à l’inquiétude des autorités sanitaires du Brésil quant à la recrudescence de la Covid-19 à Oiapoque, le parlementaire a souligné que la population de la ville frontière était en grand partie vaccinée, tout comme à Saint-Georges de l’Oyapock.

 « Le débat est ouvert, les discussions sont bien avancées, a répondu Alex Campos Machado, Président de l’ANVISA. Il y a un vrai débat au Brésil sur l’ouverture des frontières terrestres. La décision de L’agence sanitaire sera prise d’ici deux semaines, au regard de l’évaluation de la situation épidémiologique. »