Grève à la SGDE : après une première réunion de médiation, le mouvement se poursuit

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©G. Ho A Sim
Au 28 septembre 2022, la grève soulevée à la Société Guyanaise des Eaux dure depuis une semaine. Hier, la direction et les grévistes ont eu une première réunion de médiation. Pour l'instant, le mouvement se poursuit.

Une semaine s'est écoulée depuis le début de la grève a la Société Guyanaise des Eaux. Hier après-midi, le mardi 27 septembre, une première réunion de médiation a été organisée entre la direction et le personnel gréviste de la SGDE, c'était avec l'inspection du travail. Elle s'est déroulée "de façon positive", nous affirme Thérence Christophe, délégué syndicale Union des Travailleurs Guyanais à la SGDE.

Nous avons pu voir que notre convention n'a pas été mise à jour depuis 1997 [...] Il faut savoir que, lorsqu'on évalue les salaires chaque année, on prend en compte l'indice de l'INSEE, c'est-à-dire l'augmentation du coût de la vie. L'indice est de, à peu près, 42 % et notre augmentation est d'environ 34 %. Ces 8 % représentent à peu près 70 centimes, donc ce qu'on demande depuis le départ à la direction.

Thérence Christophe, délégué UTG SGDE

Le syndicaliste estime alors que cette 1ère revendication est "tout a fait légitime". Il ajoute "nous sommes à la ramasse par rapport aux entreprises qui, elles, se calent sur l'indice de l'INSEE". Il précise que la demande de hausse n'est pas de 12 %, mais bien 8 %.

La Direction des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'Emploi (DIECCTE), en tant que médiateur du conflit, aurait alors proposé à la direction de la SGDE son aide pour trouver des solutions à apporter aux grévistes, qui sont plus de 90 selon l'UTG.

"On n'est qu'au premier point de notre cahier de revendication, il en reste 10 autres à voir. Nous sommes dans notre légitimité à demander ce rattrapage", indique Thérence Christophe. La mobilisation va donc se poursuivre pour l'instant et d'autres réunions de médiation sont prévues.

Pas de coupure d'eau volontaire

Le délégué syndical a tenu à revenir sur les informations données par la direction le 27 septembre, en conférence de presse. Philippe Swyngedau évoquait "des comportements inadmissibles de la part de certains de nos collaborateurs". Ils auraient été à l'origine des fameuses coupures d'eau survenues le week-end, ce que Thérence Christophe dément aujourd'hui.

Les perturbations sur le réseau, en tout cas les coupures, ça arrive tous les jours. On a des casses et des coupures électriques (qui peuvent entrainer des coupures d'eau, NDLR). Il y a aussi des problèmes de traitement qui nous obligent à arrêter la distribution. Que la direction utilise ces coupures pour dire que nous en sommes à l'origine, je trouve ça bien dommage [...] Ces coupures sont arrivées en week-end et, comme nous l'avions précisé, nous avons restreint nos services au minimum, ce qui fait qu'on ne s'occupe que des grosses urgences... donc ça prend un peu plus de temps pour intervenir sur les petites casses.

Thérence Christophe, délégué UTG SGDE

De son côté, Philippe Swyngedau, directeur général de la SGDE, affirme avoir fait des propositions d'augmentation de salaire lors de cette réunion de médiation, qui ont toutes été refusées par les grévistes. Les prétentions du syndicat seraient "incompatibles" avec les possibilités de l'entreprise.

En ce qui concerne les dix autres revendications des manifestants, elles n'ont pas été abordées. "Les grévistes refusent d'en parler tant que ce premier point n'est pas réglé", explique la direction.