Incendie : le difficile relogement des familles sinistrées

faits divers
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Dans la nuit de jeudi à vendredi, un incendie ravage environ 25 maisons informelles du squat Bambou. La préfecture a décidé d’ouvrir un centre d’hébergement d’urgence. Mais ni les municipalités, ni la CTG, n’ont ouvert de gymnase ou de lieux d’accueil. 
Dans la nuit de jeudi à vendredi, un incendie ravage environ 25 maisons informelles du squat Bambou. Aucune victime ne serait à déplorer mais plusieurs familles ont tout perdu. La préfecture a décidé d’ouvrir un centre d’hébergement d’urgence qui a pour vocation de mettre à l’abri les personnes. Mais ni les municipalités, ni la CTG, n’ont ouvert de gymnase ou de lieux d’accueil comme il est d’usage en ce genre de circonstance. La Croix rouge a donc décidé d’héberger 15 familles, soit environ 34 personnes (17 enfants, 17 adultes) dans un centre d’accueil. Un hébergement d’urgence pour 72h. Si la solidarité apporte un peu de baume aux cœurs pour ces personnes traumatisées, leur situation déjà très compliquée a empiré du fait de l’incendie. Il leur faut trouver d’urgence un logement durable.


Une aide

Brosses à dent, dentifrice, savon, vêtements, lait, pain, café, la quinzaine de familles sinistrées par l’incendie reçoit de l’aide, une distribution de nourriture et de produits d’hygiène indispensables apportés généreusement par l’association radio Puzzle, un peu de baume au cœur pour ces familles traumatisées.
Car ces 17 enfants et leurs parents ont tout perdu notamment leurs passeports et documents officiels si précieux pour les démarches administratives.

"Tous les dossiers que j'avais à la préfecture ont brûlés. Je n'ai plus rien."

Lisette - sinistrée et mère de deux enfants


Hébergement social saturé

Ni les municipalités, ni la CTG, n’ont ouvert de gymnase ou de lieux d’accueil comme il est d’usage en ce genre de circonstance. La Croix rouge a donc décidé d’héberger ces 34 personnes. Arrivés ce samedi soir dans ce centre d’accueil temporaire de la croix rouge, l’hébergement d’urgence ne peut en théorie dépasser plus de 72h.

"Au bout de 72h on peut raccompagner les personnes, certains partent d'eux mêmes. Ils peuvent trouver des solutions. L'hébergement social est saturé en Guyane. "

Benoit Renollet -Directeur territoriale et administrateur de la Croix rouge en Guyane


Trouver un toit et un logement durable, c’est là le combat de ces 15 familles hébergées dans ce centre d’accueil temporaire, un début de vacances gâché pour ces enfants qui connaissent déjà la précarité.
Le reportage de Guillaume Perrot : 
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