Guyane : le tribunal administratif annule le permis de construire de la centrale électrique du Larivot

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Centrale du Larivot : une nouvelle passe d'arme judiciaire
10 hectares de terrassement ont été réalisés depuis mars 2021 sur le site du Larivot/ ©Laurent MAROT
Nouvel épisode de l’épineux dossier du projet de construction d’une centrale électrique au Larivot. Le tribunal administratif de Cayenne a annulé ce 18 juillet le permis de construire délivré à EDF-PEI par arrêté préfectoral le 22 octobre 2020.

Les décisions de justice concernant le projet de centrale électrique sur le site du Larivot s’enchaînent, et rendent de plus en plus incertaine la construction de cet équipement devant remplacer la centrale thermique du Dégrad des Cannes arrivée en bout de course. La fermeture de cette usine est normalement prévue en décembre 2023.

La décision du tribunal administratif de Cayenne apporte une réponse positive au recours formulé par les associations France Nature Environnement et Guyane Nature Environnement. Déjà au mois de juin le rapporteur public avait préconisé l’annulation totale du permis de construire.

 C’est chose faite ce jour… « le tribunal administratif a affirmé que le terrain du Larivot constituait un site caractéristique du patrimoine naturel du littoral de la Guyane, abritant un milieu nécessaire au maintien des équilibres biologiques. Par suite, le tribunal a considéré que, eu égard aux caractéristiques du terrain du Larivot choisi pour accueillir la centrale électrique, le permis de construire méconnaissait les dispositions du code de l’urbanisme interdisant les constructions autres que les « aménagements légers » dans les « sites ou paysages remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel et culturel du littoral, nécessaires au maintien des équilibres biologiques ou présentant un intérêt écologique ».

Autre irrégularité soulignée par le TA, une étude d’impact mise en consultation publique mais entachée d’insuffisances.

Retrouvez dans cet article de Marie-Claude Thébia les différentes dates de cet imbroglio judiciaire.