Législatives 2022 : ce qu'il faut savoir sur Joëlle Prévot-Madère, candidate dans la 1ère circonscription de la Guyane

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Joëlle Prévot-Madère candidate aux Législatives 2022 dans la 1ere circonscription
Joëlle Prévot-Madère candidate aux Législatives 2022 dans la 1ere circonscription ©JPM
Les élections législatives se tiendront les 11 et 18 juin 2022 en Guyane. Dans la 1ere circonscription, 18 candidats se présentent dont Joëlle Prévot-Madère. Découvrez qui est cette candidate dans notre série de portraits consacrée aux prétendants aux titres de députés de Guyane.

Cheffe d'entreprise, Joëlle Prévot-Madère est très engagée dans la vie économique et politique de son territoire. Présidente de la CGPME Guyane depuis 2006, elle a présidé la commission formation à la CCI Guyane, et exercé des mandats au sein du Conseil Régional et de la Communauté de Communes de Centre littoral.  Elle a intégré en 2010 le CESE et a été rapporteure en 2012 de l'avis sur « La future politique commune des pêches » et contributrice en 2011 de l'avis sur « La mobilité des jeunes ».  Elle est née le 21 septembre 1959 à Cayenne (Guyane), mariée, et mère de quatre enfants. C'est sa troisième candidature aux Législatives.  

Joëlle Prévot-Madère candidate aux Législatives 2022 dans la 1ere circonscription avec son remplaçant Gleny Abraham
Joëlle Prévot-Madère candidate aux Législatives 2022 dans la 1ere circonscription avec son remplaçant Gleny Abraham ©JPM
  • Pourquoi vous présentez-vous ?

Nous avons marché ensemble le 28 mars 2017 dans le calme pour dire non à la violence et réclamer un plan de relance qui a donné lieu aux accords de Guyane. Cet accord est générateur de droits, de droits légitimes que nous confère notre citoyenneté. J’y suis très attachée et avec votre confiance, je m’emploierai à faire respecter chaque terme de cet accord. Les Guyanais savent que j’ai acquis un savoir-faire pour mener à bien ce combat comme ce fût le cas en décembre 2008 contre l’augmentation massive du prix du carburant. Mes engagements professionnels, citoyens et politiques l’attestent. Ma présence au sein du Conseil Economique Social et Environnemental national, responsabilité qui découle de ma présidence de la CPME Guyane, ainsi qu’à la Commission Nationale d’Evaluation des Politiques de l’Etat des Outre-mer (CNEPEOM), me confère une connaissance  d’un certain nombre de nos grands dossiers…   Et mieux encore, il faut bien reconnaître que toutes ces différentes attributions m’ont permis aussi de développer une certaine pratique du lobbying à mettre en place pour faire avancer et aboutir les dossiers de notre pays. Aujourd’hui, avec le CESE, vous n’en avez pas forcément conscience, mais j’ai déjà siégé dans la troisième chambre nationale, en termes d’importance, après le Sénat et l’Assemblée Nationale. Toutes ces délégations ont fait de moi, une femme qui travaille déjà pour son pays, la Guyane… Une femme d’expérience, assidue, combative, et surtout, indépendante politiquement...  

  • Quels sont les principaux sujets de la Guyane allez-vous porter à l’Assemblée Nationale ?

Aujourd’hui, les écarts de développement humains et matériels que nous observons entre la Guyane et la France hexagonale sont tout simplement inacceptables dans les domaines aussi essentiels que sont la santé, l’éducation, la sécurité, le logement l’emploi, les revenus et le transport... Mes priorités passent par l’amélioration du pouvoir d’achat, la lutte contre les conséquences migratoires de plus en plus fortes sur un laps de temps très court, qui induisent des réponses de la part des pouvoir publics en matière d’éducation, de formation, de logements et d’accès aux soins qualitatifs. Dans mes prises de position, je serai attentive à la lutte contre le développement d’une économie informelle, la lutte contre la pêche illégale, mais aussi, l’orpaillage illégal et son impact néfaste sur les populations vivant le long des fleuves et sur l’environnement. D’autres secteurs d’activités méritent une attention particulière comme le développement des filières (pêche, agriculture) nécessaires pour atteindre notre autonomie alimentaire, l’autonomie énergétique, la sauvegarde et la transmission de nos patrimoines culturels. De même, il existe un certain nombre de chantiers pour lesquels le député devra clairement mettre le pied à l’étrier comme la question de l’évolution statutaire, la coopération avec nos pays voisins. La préservation du bien-être de nos séniors avec la majoration du Minimum Vieillesse demeure, aussi, un cheval de bataille de mon mandat. Nous aurons à faire face à la menace de l’inflation massive qui risque de pénaliser tous les ménages  et particulièrement les plus modestes c’est-à-dire plus de 53% de notre population qui vit déjà sous le seuil de pauvreté.          

  • Dans quel groupe de l’Assemblée Nationale allez-vous siéger ?

Comme je l’ai toujours affirmé, je ne ferai allégeance à aucun groupe politique. Les intérêts de la population guyanaise et de son territoire demeurent ma priorité. Et c’est en fonction de cet impératif que le moment venu, je me déterminerai pour choisir aux rangs des desquels je vais siéger. Car, bien malin celui qui prétend connaître la composition de la prochaine assemblée nationale. Dans tous les cas, le Président de la République doit tenir compte des résultats et du fort taux d’abstention pour tirer des enseignements catégoriques sur l’insatisfaction populaire qui s’est manifestée dans l’isoloir mais aussi tout au long de son mandat, dans les rues comme dans les lieux publics de France et des Outremers. Il faut également reconnaître qu’il a échoué en outremer encore plus qu’en France Hexagonale. Par ailleurs, au moment où les Présidents des Régions Ultra-périphériques (R.U.P) interpellent le Président de la République, en lançant ce 17 Mai, « l’Appel de Fort-de-France », je tiens résolument à me faire entendre. Le Parlementaire que je serai, entend appuyer cette demande qui s’inscrit dans ma démarche partenariale et unitaire, de modernisation de nos structures archaïques. Je souhaite participer à la création un groupe Parlementaire des élus des Outre-Mer et l’élargir aux élus sensibles à nos problématiques. Pour moi, la députation n’est pas une fonction ! C’est une mission !