les enfants hiboux se posent en Guyane ce vendredi 21 et samedi 22 janvier au théâtre de Macouria

culture
les enfants hiboux ou les petites ombres de nuit ©CHRISTOPHE PEAN
La compagnie nantaise de création théâtrale « Eclat des Os » est en Guyane au théâtre de Macouria, ce vendredi 21 janvier, pour une lecture de sa pièce « les enfants hiboux ou les petites ombres de nuit », dans le cadre de la nuit de la lecture. Samedi 22 janvier pour une représentation complète de cette pièce de Basile Yawanké. En toile de fond, la poignante histoire des « enfants de rues ».

Une émission télévisée et Harry Potter comme point de départ de cette histoire. Harry Potter adulte nous fait revivre son enfance. Une période tumultueuse, où il nous fait pénétrer dans son univers, celui de la rue. Sa bande de copains d’infortune, « Lady Gaga », « Beyoncé », ou encore « Rambo ».

Naissance de la pièce « les enfants hiboux » 

pièce de Basile Yawanké ©a hilaire

L’auteur Basile Yawanké, est confronté pour la première fois au phénomène des enfants de rues, en 2014, à Ouagadougou, au Burkina Faso.

A l’époque il participe aux « Récréâtrales », le plus grand festival de théâtre de l’Afrique de l’Ouest. Choqué par la violence de ces bandes organisées d’enfants, crasseux, désœuvrés.

Un autre regard...

Au-delà des préjugés il veut comprendre d’où ils viennent ? Pourquoi ils en sont arrivés là ? Basile Yawanké rencontre plusieurs chercheurs, l’un d’eux John Atta a écrit une thèse intitulée « Trajectoire des enfants de la rue. Influence des accusations des sorcellerie et consommation des substances psychoactives chez les enfants de la rue de Pointe Noire, République du Congo ». Basile Yawanké, avec sa pièce, ne veut pas simplement les observer, il veut leur donner, enfin…la parole.

Compagnie de théâtre Eclat des os ©v porphyre

Les enfants hiboux ou les petites ombres de nuit

Un titre évocateur, pour refléter une certaine réalité. Des enfants sont parfois rejetés par leur famille, en Afrique, on les accuse de sorcellerie. Pour survivre et supporter les dures conditions de la rue, beaucoup trouvent un certain réconfort dans les substances illicites.

Basile Yawanké ©vp

En Afrique, c’est un mythe qui est très connu, où les hiboux sont associés à des oiseaux de mauvais augure, qui vivent dans la nuit. Les sorciers vivent dans la nuit, ils opèrent dans l’obscurité. C’est un parallèle que je fais avec les sorciers, on dit que ces enfants sont des sorciers. Les enfants hiboux, ce texte a une particularité, les enfants ont été rejetés pour des accusations de sorcellerie. Ce sont des enfants qui vivent dans la nuit qui sont obligés de voler de leurs propres ailes.

Basile Yawanké