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Migrants : des palestiniens demandent l'asile en Guyane

Ils ont fui les camps de réfugiés du sud Liban, au cours des 2 derniers mois, une cinquantaine de palestiniens sont arrivés à Cayenne. Si les familles ont pu être logées,des célibataires se retrouvent sans abris, dans l'attente de réponses des autorités.
 

© Laurent Marot
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  • Laurent Marot / S. Deie / P. N
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Un voyage éprouvant du Proche Orient à la Guyane. Ces palestiniens disent venir de camps de réfugiés au Liban, où ils vivaient parqués, discriminés. Des zones d'insécurité en proie à la violence, de factions armées.
Yazan, demandeur d'asile :

"Il y a beaucoup de violence dans les camps, des groupes illégaux qui s'affrontent souvent, des civils sont tués par erreur. Il y a de nombreux immeubles détruits sous le feu des bombes."

Beaucoup avaient des métiers dans le camp, secrétaires, mécaniciens, ouvriers. Comme les autres, Nivin a tout vendu pour s'enfuir vers l'Europe, via une filière une filière d'immigration clandestine payée à prix d'or.
Nivine Al Afifi, demandeuse d'asile palestinien :

"Nous avons payé 49 000 dollars pour arriver en Espagne."

En février, une cinquantaine de proches et amis s'envolent vers l'Equateur, un pays qui a reconnu l'état de Palestine. L'objectif, c'était l'Espagne, mais une fois à Quito, le chef du réseau, un syrien, ne tient pas ses promesses. Le groupe cherche alors une solution.
Nivine :

"Sur internet, nous cherchons et entendons qu'il y a un pays, la Guyane qui délivre les demandes d'asile comme en Europe. Nous sommes partis en bateau, en rivière, en forêt et nous avons affrontés tous les dangers avec ma famille."

Après trois semaines de voyage via Lima, Manaus et Macapa, 42 personnes arrivent le 11 aout en Guyane. 7 autres les ont précédées en juillet. Certains dorment dans la rue, place des Amandiers. Cette nuit cet homme s'est fait volé passeport, argent et portable, il a récupéré ses papiers à la police, mais pas le reste. Un quotidien précaire.
Demandeur d'asile

"Une nuit, nous avons été attaqués par des voleurs, une autre fois la police nous a dit : "Dégagez vous ne pouvez pas dormir ici!" On dort dans la rue parce que les autorités ne s'occupent pas de nous. On n'a pas de logement."

Si certains célibataires dorment dans la rue, les autorités financent l'hébergement des familles. Wael dort dans un hotel avec sa femme et ses trois enfants qui ne sont pas encore scolarisés
Wael Chabaita, demandeur d'asile palestinien :

"Je voudrais remercier les autorités de nous héberger dans cet hôtel qui est un lieu sur et accueillant. Ce dont nous avons besoin maintenant, c'est l'école et le collège pour mes enfants."

7 familles palestiniennes vivent dans cet hôtel. Ces familles demandent l'asile, les premières réponses sont négatives, les palestiniens, citoyens sans pays officiel se sentent, une fois de plus discriminés.
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